Fêtes de Fin d’année : Noël et Nouvel an


Nous voudrions dans ces jours mener une réflexion sur le Noël et’ le Nouvel an, sous le thème précis : <<Fêtes de Fin dannée : importance et contenu dun programme des préparatifs à la fête.>> Entrée de jeux, nous signalons que nous parlerons de « Noël » au féminin (la Noël), en lieu et place de « la fête de Noël ». L’étude touchera quatre(4) points essentiels (voir fin intro). L’objectif de ce jour, c’est de préciser nos motivations et le plan de la réflexion.


En tant qu’enseignant, au service de la CBT, à IBBT depuis Septembre 2005, nous avons pris soin d’observer et échanger avec tous ceux qui passent par notre institut. Ces partages sont bien sûr en rapport avec leur attitude générale vis à vis de la Noël.

Avant 2014, nous avions commencé par animer les petites discussions de groupes autour de la question <<Comment celebrez-vous Noël dans votre église locale ? >> Deux choses; avaient retenu notre attention : des réponses négatives <<Nous ne fêtons pas >>, d’un côté, et les contradictions de l’autre côté.

En 2014, nous avons changé de stratégie. Nous avons plutôt demandé que tout le monde écrive ce qu’ils font chez eux. Même ceux qui ne fêtent pas ont dit quelque chose qui exprime, quand même, leur compréhension. Cette fois-ci, nous nous sommes associés deux étudiants pour dépouiller les différents programmes et préparer les échanges en groupe. L’ensemble des étudiants et quelques membres du personnel y ont pris part. Les discussions sont introduites par la synthèse des experiences diverses collectées.

Le but principal de cette étude est non seulement de poursuivre la réflexion là où le désaccord était trop grand, mais aussi et surtout, attirer notre attention sur d’autres questions importantes sur le sujet. Notre attente est de susciter plus de critiques constructives et encourager chacun à faire un choix plus responsable de fêter où ne pas fêter la Noël.

Si la Noel est une fête chrétienne, elle doit avoir les bases bibliques ; et s’il y a des raisons bibliques pour fêter, alors, on peut envisager un contenu et une idée générale pour qu’elle glorifie Dieu.

Aussi, pour un enseignement harmonisé et un programme acceptable de ces fêtes de fin d’année, nous avions demandé comment les uns et les autres le font dans leurs églises. Après avoir parcouru tous les programmes nous avions constaté ce qui suit :

  1. Certains commencent les préparatifs des fêtes de fins dannées au début de Novembre, d’autres au début de Décembre et d’autres encore à la veille de Noël
  2. La plupart ont centré la fête de Noël sur les enfants ; c’est-à-dire que tout est fait en faveur des enfants
  3. Les thèmes développés tournent autour de la naissance de Jésus. Ceci plus les quelques exceptions que nous avons repérés ont élevé à une vingtaine le nombre de sujets autour de la Noël
  4. Les activités mentionnées incluent entre autre : les préparatifs divers, scènes, jeux bibliques, enseignements, veillées de prières, campagnes dévangélisation, réveilles, chorales, réjouissances, repas agapè, sainte cène, témoignages, remerciements, actions de grâces, visites, présentation de vœux et cadeaux, les cultes de Noël et du nouvel an
  5. Aucun mot sur l’importance des fêtes de fin d’année
  6. Aucune explication sur le choix d’enseigner exclusivement sur la naissance de Jésus ni le pourquoi (pour la majorité) diriger pratiquement toutes choses en faveur des enfants

Ces remarques plus d’autres que nous jugeons moins importantes, nous amènent à aborder le thème des <<fêtes de fin dannée : importance et contenu d’un programme des préparatifs à la fete >>, autour des points suivants:

  • Nature des êtes de fin dannée ; la Noël surtout
  • Pourquoi fêter les fêtes de fin dannée ; la Noël surtout ?
  • Comment fêter les fêtes de fin dannée ?
  • Quel est le message de la Noël ? (Esquisse dun programme de Noël : des préparatifs à la fête)

LE TRAVAIL ET LE DEVELOPPEMENT D’UNE NATION

INTRODUCTION

Le développement complet et harmonieux de l’homme ou d’une nation passe nécessairement par le travail. Celui qui n’a pas compris l’importance du travail et ne s’y applique pas n’est pas digne de Dieu et ne mérite rien de lui. Ainsi va d’une nation. Sinon, comment une nation peut-elle se développer, être libre et prospère sans le travail assidu, appliqué et bien fait? Qu’est-ce qu’alors le travail? Comment le travail contribue-t-il au bien être de l’homme et une nation? Nous répondons à cette question en : (1)donnant une base biblique de la nécessité de travailler;  (2) dégageant la compréhension et la définition bibliques du travail; (3) donner une orientation pour faire du travail un facteur de liberté et de développement.

BASES BIBLIQUES DE LA NECESSITE DU TRAVAIL

  • La paresse tue: Proverbes 21, 25  ¶  

Les désirs du paresseux le tuent, Parce que ses mains refusent de travailler.

  • Le travail libère: 1Thes.3, 10b-11

Mais nous vous exhortons, frères, à abonder toujours plus dans cet amour, 11  et à mettre votre honneur à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires, et à travailler de vos mains, comme nous vous l’avons recommandé, en sorte que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux du dehors, et que vous n’ayez besoin de personne. Voir également Proverbes 24:27 à la fin du chapitre: ¶ Soigne tes affaires au dehors, Mets ton champ en état, Puis tu bâtiras ta maison…

  • Ceux qui travaillent sont dignes du royaume: 2Thes.1, 3-5 :

Nous devons à votre sujet, frères, rendre continuellement grâces à Dieu, comme cela est juste, parce que votre foi fait de grands progrès, et que la charité de chacun de vous tous à l’égard des autres augmente de plus en plus. 4  Aussi nous glorifions-nous de vous dans les Eglises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations que vous avez à supporter. 5 ¶  C’est une preuve du juste jugement de Dieu, pour que vous soyez jugés dignes du royaume de Dieu, pour lequel vous souffrez.

  • Ceux qui ne travaillent pas ne doivent pas manger: 2Thes.3, 10-14:

Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. 11  Nous apprenons, cependant, qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités. 12  Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement.13  Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien. 14  Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte.

Si bibliquement parlant, la paresse tue, le travail libère, procure la vie et le droit au manger, qu’est-ce qu’alors le travail?

COMPREHENSION ET DEFINITION DU TRAVAIL

Observation1

De ces passages bibliques, nous retenons que le travail est une nécessité. Le contraire est un renoncement à la vie et au bonheur qui y sont attachés. Ainsi, selon l’apôtre Paul, nous devons travailler

  • pour manger,
  • pour mériter le royaume de Dieu
  • Pour être libre (heureux)

Observation 2

Le travail n’est donc pas une activité purement mécanique; elle est aussi spirituelle. Travailler, c’est faire des progrès à tous égards:

  • Progrès dans la foi: 2Thes.1, 4-5; Phil.2, 12( Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent) Une façon de dire que nous devons vivre une vie de foi et d’obéissance pour être dignes de toutes les promesses et bénédictions de Dieu, en Christ (Eph.1, 3). Cela englobe tout ce que nous faisons en tant que chrétiens ou pour la gloire de Dieu: l’exercice des dons spirituels (1Cor.12, 7; 1Cor.15, 58)
  • Dans l’exploitation des ressources que Dieu nous a données (toutes activités humaines sur la terre: agriculture, pêche, élevage, commerce, artisanat entreprises privées et publiques). Ceci touche à tout ce que nous faisons, en tant que chrétiens, avec nos mains et notre intelligence: à la maison, au village, au champs, au marché, en voyage, partout (1Cor.10, 31)

Conclusion partielle

Le travail, qu’il soit physique ou spirituel, est un effort conscient à faire des progrès dans le «bien» que l’on fait. Il est une nécessité parce que de lui dépendent le droit de l’homme à à tous les dons précieux de Dieu et les bénédictions qui y sont attachées: la vie et le bonheur, ici bas et en haut dans le ciel. Le travail et le développement de l’homme est donc une interpellation :

  • A prendre conscience de la nécessité de travailler
  • A prendre conscience que progresser dans le travail, c’est accroître ses droits à la vie, au bonheur et à la liberté
  • A prendre au sérieux ce que l’on fait
  • Discerner les différents obstacles au travail bien fait afin de les surmonter: la paresse, la mauvaise gestion du temps, les attaques du malin et ses acolytes.

Si le travail bien fait a des ennemis, alors la bonne volonté ne suffit pas; il faut prendre des précautions pour en faire un facteur de liberté et de développement.

ORIENTATION POUR FAIRE DU TRAVAIL UN FACTEUR DU DEVELOPPEMENT

L’orientation pour faire du travail un facteur de développement du togolais et de toute la nation, est un appel à joindre à l’effort du travail la prière. C’est par la prière que nous pourrons éteindre les traits enflammées du malin (Eph. 6, 10-20), et produire la qualification et la compétence chez les apprenants et les ouvriers. Les crises comme le covid-19, les anomalies climatiques, baisse de niveau scolaire, les vols et détournements de fonds, etc disparaîtront en faveur du sérieux dans l’éducation, la formation et la compétence professionnelle. Car, la relation de l’homme avec Dieu déterminera son impact sur la nature et sur ses semblables (Ps. 78, 71-72; Phil. 2, 13-16)

Sujets de prière

La prière se fera en trois temps, suivant le développement du sujet:

Première partie:

Remerciements pour la parole, confession des péchés, demande du soutien du Saint-Esprit pour l’intercession et prière sacerdotale(les uns pour les autres afin que nous soyons dignes de nous tenir devant la face de Dieu pour la nation togolaise): y a-t-il quelqu’un qui se reproche de quelque chose, parmi nous? Quelqu’un qui doute de la puissance de notre prière pour transformer le Togo? Prions que Dieu fasse de nous les intercesseurs les modèles en tout (1Tim.4, 12).

Deuxième partie:

Prière pour la prise de conscience sur la valeur unique du travail (faire le bien) pour nous donner à manger, le bonheur et la vie (ici bas et au ciel); prier que Dieu nous aide :

  • A prendre conscience de la nécessité de travailler
  • A prendre conscience que progresser dans le travail, c’est accroître ses droits à la vie, au bonheur et à la liberté
  • A prendre au sérieux ce que l’on fait : notre travail (profession), notre ministère, nos dons spirituels, talents et des autres
  • A discerner les différents obstacles au travail bien fait afin de les surmonte; pour nous-mêmes et pour les autres

Prière sacerdotale pour nous-même et ceux qui ont des problèmes suivants:

– ceux qui commencent bien et finissent mal ou ne finissent pas

– ceux qui sentent des faiblesses ou des difficultés d’initier

– les chômeurs

– ceux qui veulent bien entreprendre demain, en leur temps (les apprentis et élèves)

-ceux qui ont beaucoup essayé et rien ne marche

  1. Troisième partie:

Prière pour ouvrir les portes de la réussite. Nous avons plusieurs ennemis dans le travail et nous devons nous en débarrasser en vue du succès et du progrès. Prier pour la santé, l’amour du travail, la paix au Togo et dans les foyers, dans les villages et villes du Togo, bonnes conditions climatiques, amélioration des conditions de travail de tout togolais, les moyens financiers et la main d’oeuvre.

Prière sacerdotales pour:

– Ceux qui sont conscient d’une résistance, la main du malin dans ce qu’ils font

– ceux qui sont sous l’emprise d’un des ennemis cités dans sa vie:

  • – la santé
  • – la paix dans le foyer
  • – la santé,
  • – la paix dans les foyers

CONCLUSION

Le travail, un facteur de développement complet et harmonieux de l’homme et de la nation, est  la source de la vie, du bonheur et de la liberté. Plusieurs ennemis luttent pour divertir, corrompre et faire échouer les efforts du progrès de l’homme. Pour qu’il soit efficace et produise son fruit, le travail  doit se faire dans la collaboration avec Dieu. Dieu travaille avant, pendant, après la création et en a donné à l’homme de travailler(Gn.1-2). Le travail fait partie de la nature de Dieu et de l’homme; il est la première forme d’adoration de l’homme et l’ élève au-dessus des autres êtres créés (Gn. 2, 15ss). Joindre la prière au travail est nécessaire si nous voulons vaincre ses ennemis et réussir absolument. Car nous aurons toujours besoin de Dieu pour faire ce qui est bien (Jn.15, 5).

Programme de jeûne et prière contre la rébellion

Thème : Unis-nous Seigneur !

Introduction

But : Chasser l’esprit de rébellion à là où il règne et restaurer la paix entre les jeunes et les aînés, entre les fils et les parents. Bref, prier que Dieu ramène les cœurs des fils aux parents et des parents aux fils. Nous pourrons nous inspirer d’un programme précis de prières, pour restaurer la paix dans un quartier de Kabou Sara où le respect des jeunes et la patience des aînés ont laissé la place au désordre et à l’égoïsme.

Textes de base:

1) Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.
(Rev2:5)
2) Soigne tes affaires au-dehors,
Mets ton champ en état,
Puis tu bâtiras ta maison.
(Prov24:27)

Les grandes lignes de la prière

1er Jour :
« Souviens-toi donc d’où tu es tombé »
« Soigne tes affaires au-dehors »


Chercher l’origine de la rébellion dans le quartier en vue de la réparation :
— d’où vient cette rébellion dans un milieu culturel basé sur le respect de l’aîné ?
— quel est l’état actuel de la crise ?
— sans cette crise, que serions-nous ?
C’est la journée du bilan ou état des lieux qui doit se terminer non seulement par une prise de conscience du mal actuel et d’innombrables bienfaits que le quartier a perdus, mais aussi par la prise de la décision de tout réparer.

2e Jour:
« repens-toi »
« Mets ton champ en état »


Demander pardon à Dieu pour les tors commis, les relations brisées, d’une part, et reconnaître que nous sommes indignes, dans cet état, de négocier quoi que ce soit avec Dieu, d’autre part.
Tout ce que Dieu nous aura révélé, nous en ferons recours à la grâce unique que nous avons en Jésus pour y réparer/tout remettre en état.
C’est la journée de la méditation sur notre état ou la situation malheureuse du quartier.  Ici, nous cherchons à :
— Comprendre la nature réelle de la rébellion et son Impact négatif sur nos droits identitaires (les héritages, etc).
— Comprendre le lien étroit entre la rébellion et l’esclavage des peuples et nations sur tous les plans.
— Noter que le diable s’est toujours servi des rébellions pour éloigner des gens de leurs buts.
En bref, examiner chaque conséquence de la rébellion pour noter les solutions appropriées, et comment les mettre en pratique.

3e Jour :
« et pratique tes premières œuvres »
« Puis tu bâtiras ta maison. »


Dans les deux jours passés nous avons pris conscience de notre état et avons cherché les solutions appropriées ( projet de réforme pour appliquer les décisions de repentance totale). Aujourd’hui, nous nous présentons à Dieu pour renouveler son alliance avec nous. Nous présentons nos résolutions à Dieu et exprimons notre bonne volonté de marcher dans les voies de Dieu.
Nous pourrons, par exemple, nous engager à prier pour notre quartier. Demander que Dieu ne la détruise pas mais qu’il y construise sa demeure et y réside pour toujours.
Es.59, 16
Ex.25, 2 et 9
Ps.122, 1-9

Par ce psaume nous nous engageons à garder un regard sur notre peuple et notre quartier, afin de défendre sa cause et implorer la paix de Dieu en son sein.

Conclusion
La rébellion est le pire des péchés. Il est un affront contre l’ordre établi par DIEU , étant la maturation et la manifestation du péché du cœur.
Le combattre, c’est tendre une main d’association à notre Dieu dans sa lutte contre le mal. Combattons la rébellion avec les armes de Dieu (Ephésiens 6, 10-18).

INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT

INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT

INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT
Cours préparé et dispensé à l’Institut Biblique Baptiste du Togo (IBBT)      
 
Par le pasteur Thomas TCHALARE
2021-2022
Cette étude décrit le contexte lointain et immédiat du NT. Il est important pour permettre à l’étudiant du NT: de comprendre et de discerner … l’influence des grands empires mondiaux sur la vie politique, religieuse et sociale des Juifs ; de situer dans le temps  chaque secte du judaïsme et définir l’essentiel de leur croyance ; de comprendre etd’expliquer …, les noms, les termes et systèmes qui apparaissent de façon surprenante dans le NT. ; de s’exercer à définir des mots et concepts importants ; de regrouper selon leur genre littéraire et répondre, pour chaque livre du NT, aux questions de QUI, QUAND, Où, QUOI, POURQUOI ET COMMENT il est écrit; de chercher la biographie des auteurs du NT et le contexte sociopolitique des villes dans lesquelles l’Eglise s’était implantée au 1ersiècle et de bien introduire ses études bibliques et prédications, etc.

L’INTRODUCTION GENERALE

L’introduction au NT est un cours préparatoire à l’étude des livres du Nouveau Testament (NT), la 2e partie du canon de la Bible ; soient 27 livres contenant l’essentiel

  • de « tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis » (Act.1, 1-2) ;
  • des actes des apôtres ou les débuts de l’Eglise et du christianisme du 1er siècle d’où nous trouvons assez de croyants modèles (cf. Act1, 4-15 ; 2, 1-47 ; 8, 1-4)
  • des lettres que les apôtres adressèrent aux églises et aux croyants particuliers « pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu [leurs destinataires] soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2Tim.3, 16-17
  • de la « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu’il a vu » (Apo.1, 1-2).

Ce cours décrit le contexte lointain et immédiat du NT. Il est très important et vous donnera l’occasion

  1. de comprendre et de discerner  dans notre étude du NT, l’influence des grands empires mondiaux  sur la vie politique, religieuse et sociale des Juifs
  2. de situer dans le temps chaque secte du judaïsme et définir l’essentiel de leur croyance
  3. de comprendre et de d’expliquer historiquement, dans la révélation progressive de Dieu, les noms, les termes  et systèmes qui apparaissent de façon surprenante dans le NT.
  4. de s’exercer à définir les mots, concepts suivants : la révolte des Maccabées /Asmonéens; canon de l’AT, du NT ;  les apocryphes ; les pseudépigraphes ; les Septante ; targum ; talmud ; synagogue ; sanhédrin ; diaspora ; Hasidim ; pharisiens ; saducéens ; scribes ; juifs ; judaïsme
  5. de regrouper selon leur genre littéraire et de répondre, pour chaque livre du NT, aux questions de QUI, QUAND, Où, QUOI, POURQUOI ET COMMENT il fut écrit
  6. de chercher la biographie des auteurs du NT et le contexte sociopolitique des villes dans lesquelles l’Eglise s’était implantée dès le premier siècle.
  7. de bien introduire et expliquer nos études bibliques et prédications.

Il (le cours) sera abordé en trois points:

A. la période entre Malachie et Mathieu

B. le cadre historique du NT

C. l’introduction spécifique à chaque livre du NT

A. LA PERIODE ENTRE MALACHIE ET MATTHIEU

La période entre Malachie et Matthieu est un espace temporel qui va du prophète Malachie à Matthieu.  Elle commence dans les 100 dernières années de la domination perse (433-333) et couvre celles des grecs (333-63 av.JC) et des romains (dès 63 av.JC) jusqu’à Jean-Baptiste, « la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur » (Matt.3, 3). Elle est diversement nommée suivant les éléments qui la caractérisent. Par rapport aux alliances, elle est appelée « période intertestamentaire » : Malachie marquant la fin de l’Ancien Testament (AT) et Matthieu le début du Nouveau Testament (NT). Par rapport au message prophétique et sa durée approximative, elle est dite : « 400 années de silence » de l’Eternel. En effet, Malachie, le dernier prophète de l’AT termina sa prédication par l’annonce de la dernière prophétie relative au Messie (Mal.4, 5-6). Après cela, l’on entendit plus la voix de l’Eternel jusqu’à l’accomplissement des temps (Gal.4, 4). Dans la réalité cette période peut être comparée à un « gap » (parce que Dieu n’a plus parlé par un prophète) ou un pont (parce que dans son silence Dieu a quand même fait concourir les grandes mutations de cette période à l’accomplissement de son plan de salut pour l’humanité). Cette période nous informe suffisamment de quelle manière les grands empires (Babylone, Perse, Grec et Romain) influencèrent le peuple de Dieu en Palestine. Elle donne également une réponse au lecteur de la Bible quant aux concepts et réalités nouvelles qui, n’étant pas dans l’AT, apparaissent dans le NT sans aucune explication (Matt.4, 25 ; 8, 5ss ; 27, 54 ; Luc 3, 1).

Notons que pendant ces années de silence l‘atmosphère politique, religieuse et sociale de la Palestine a considérablement changé.  

Sous les Perses, le nom « Juif », précédemment réservé aux seuls habitants de la Judée fut donné à tous les enfants d’Israël. Les Samaritains ne sont plus les Juifs de la Samarie ni de tout le royaume du Nord, mais les habitants d’un district romain entre la Judée au Sud et la Galilée au Nord (ces populations avaient un culte bizarre. Cf. 2Rois 17, 24-41 ; Esdras 4, 2-4 ; Jn.4, 9). Le « scribisme » augmenta la ségrégation du peuple juif et exalta la seule gloire restant à Israël, la Loi. L’araméen devient la langue commerciale des Juifs et l’hébreu, la langue religieuse. Le terme « scribe » est devenu le titre d’une classe spécialisée dans la garde, l’étude et l’interprétation de la loi. Le culte simplifié donna plus d’importance à la lecture de la loi. Le souverain sacrificateur n’est plus simplement intercesseur entre Dieu et le peuple ; il fut également porte-parole entre le dominateur et le peuple. Les Perses ne persécutèrent pas les Juifs tout comme les Grecs, après eux : Alexandre le grand et ses 1ers successeurs, les Ptolémée surtout.

Les Grecs (-333-63) imposèrent leur culture et leur langue au monde. Malgré la résistance des Juifs, Alexandre le Grand a su poser les bases de leur hellénisation. Il édifia des villes attrayantes comme Alexandrie autour de la Palestine pour les attirer.  Très tôt, celle-ci abrita plus de Juifs que la Palestine. Alexandre le Grand fut le 1er souverain occidental à régner sur le monde autour de la Méditerranée. Il a étudié la philosophie et la politique sous les pieds d’Aristote. Certains successeurs d’Alexandre sont les Ptolémée (rois grec d’Egypte) et les Séleucides (les rois grecs de Syrie). Les Ptolémée et les Séleucides ont eu une grande influence sur les Juifs.

Les Ptolémée (rois grecs d’Egypte) ont marché sur les pas d’Alexandre. S’appuyant sur la liberté religieuse, les avantages économiques, le développement de l’art et la culture, ils attirèrent à la fois les Juifs et les sages du monde grec à Alexandrie. Ptolémée I (301-283) éleva une grande bibliothèque qui rassembla les sages du monde grec à Alexandrie (philosophes, politiques, artistes, maîtres et rhéteurs). Ptolémée II Philadelphe (283-246) ordonna la traduction de l’AT par 70 vieillards (la Septante). Cette version fut de loin le moyen le plus efficace pour helléniser les Juifs et répandre le christianisme dans l’Eglise du NT. Cette politique d’hellénisation n’a pas tardé à produire son fruit sur la forte population juive en Egypte.

Les Séleucides (198 à 143 avant JC) n’ont pas été toujours sympathiques avec les Juifs. Ils recoururent à la violence voire la profanation pour répandre leur culture, le grec. Antiochos IV Epiphane, le 7e successeur de Séleucos dressa sa petite corne contre la religion juive. En 167 avant JC, il abolit le culte et érigea la statue de Zeus au Temple. Aussi, toucha-il l’âme des « zélateurs de la Loi » : les Macchabée.

La révolte des Macchabée précipita la chute d’Antiochos IV Epiphane et le rétablissement du culte en 164 avant JC. Mais, les Macchabées réclameront également leur indépendance politique. Celle-ci vint avec la nouvelle dynastie de prêtres-rois, les Asmonéens (142 à 63 av. JC), descendants d’Asmon (grand-père de Mattathias, père des Macchabée).

La plupart des sectes juives virent le jour à cette époque. Les Pharisiens, Esséniens et Zélotes sont une sorte de ramification des Hassidim depuis le temps des Macchabées. Ils évoluèrent parallèlement avec les sadducéens, descendants de Sadoc (2Sam.8, 17 ; 15, 24s) et les hérodiens (Marc3, 6 ; 12, 13) dont ils reprochaient l’ouverture aux étrangers.

Les Romains (63 à 4 av. JC) rassemblèrent tous les morceaux pour bâtir un empire sécurisé : unité culturelle et politique. L’ordre, la loi et la stabilité grâce à une « armée efficace et disciplinée et un réseau de routes qui relient les provinces à Rome », l’empire jouissait d’une paix relative (Pax Romana) et les sujets circulaient librement.  C’est ici le contexte immédiat du NT où l’on lit le rapport direct entre les Juifs et les Romains.

B. LE CADRE HISTORIQUE DU NT

L’influence de l’empire gréco-romain

Pendant des générations le monde a été fragmenté sur le plan politique. Tout effort d’une nation de conquérir les autres et de les soumettre à son pouvoir n’était qu’un prélude de ce qui se réalisera sous Alexandre le Grand et les Césars Romains. Les nations en guerres furent assujetties par Alexandre le Grand avant sa mort prématurée à l’âge de 33 ans, en 323 av JC. Même après cela, son empire marquera les cultures du monde entier.

Alexandre mit en route la propagation de la civilisation avec sa langue, sa littérature, son art, sa philosophie et sa science incomparables. Le monde civilisé eut une langue universelle. Les voies maritimes entre l’Inde et l’Europe connurent un nouvel essor et le commerce fleurissait. Une nouvelle soif d’apprendre amena le développement de plusieurs universités et bibliothèques qui allaient connaître le plus grand renom mondial.

Cependant c’est Rome qui rassembla les morceaux pour former un ensemble politique. Elle fondit les masses en un corps hétérogène avec un empereur, un gouvernement, une force militaire, un code de loi, une monnaie universelle, un système de poste et de transport central, une culture et un alphabet communs. Tout est enfin réuni pour la venue du Messie tant attendu.

La naissance de Jésus

Après avoir souffert l’esclavage en Egypte, les déportations et la domination étrangère sur leur propre territoire, les Juifs n’avaient plus qu’un seul espoir : le Messie. La figure du Messie est désormais au centre de l’espérance Juive ; c’est lui qui comblera toutes les attentes d’Israël. Ces préfigurations sont présentes depuis les incidents malheureux de Genèse 3 (cf.3, 15). Dans les années 700 avant Jésus-Christ, les prophètes comme Esaïe ont parlé de lui de façon distinctive (Esaïe7, 14 ; 9, 1-6 ; cf. Matt.1, 18-25 ; Luc 1, 26ss). Dès lors, les Juifs n’ont pas cessé de se demander « Jusques à quand ?» Lorsque Jean Baptiste, son précurseur, et lui-même exerçaient leurs ministères sur la terre, les gens n’ont pas cessé de s’interroger sur le Messie (Luc 3, 15ss). Jean-Baptiste s’est même interrogé si Jésus était le Messie tant attendu « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matt.11, 3 ; Luc 7, 19). Oui ! Jésus est le Messie et Dieu n’a pas non plus oublié son peuple ; il attendait le moment favorable. Ainsi, quand les temps furent accomplis, Dieu envoya son Fils, né d’une femme (Marie).  Cet événement eu lieu à Bethlehem à 10 km environ, au Sud de Jérusalem ; à une date que les spécialistes situent entre l’an 6 et 4 avant JC (Contexte du NT, p.55 et Dictionnaire Biblique Emmaüs, p.664). Selon le plan de Dieu, le Messie doit venir pour le salut de l’humanité.

Le ministère de Jésus

Toute sa vie sur terre, Jésus a montré qu’il est venu pour s’occuper des affaires de son Père : « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc, 2, 49 ; 19, 10). L’Evangile de Matthieu nous montre que Jésus après le baptême, la tentation par le diable, a commencé son ministère en Galilée (Matt.3, 16-17 ;  4,1, 13 et 17). Jésus parcourrait toute la Galilée enseignant dans les synagogues et guérissant toutes sortes de maladies et infirmités du peuple. Sa renommée se répandait et les gens de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de Tyr et de Sidon se mirent à le suivre (Matt.4, 24). De toute la foule qui le suivait, il en choisit 12 personnes auxquelles il dona le nom d’apôtre (Matt.10, 2 ; Luc 6, 12-13). Il les avait choisis pour les avoir avec lui, afin de les préparer à le remplacer dans sa mission.

Aussi, tout son ministère terrestre, il leur enseigna et les envoya, à plusieurs reprises,  en mission (Matt.10, 1ss ; Luc 9, 1ss). Ils étaient bien formés avant sa crucifixion.  Après sa crucifixion et sa résurrection, Jésus apparu à plusieurs reprises à ses disciples. Il  leur rappela son enseignement, leur donna son Esprit et les envoya prêcher l’Evangile dans le monde entier (Act. 1, 8 ; 2, 1ss).  

Le ministère des apôtres

Après l’ascension de Jésus et l’effusion du Saint-Esprit, les apôtres se mirent à témoigner de Jésus avec toute la force du Saint-Esprit. Ce puissant témoignage n’a pas été sans peine. Les gens ont souffert jusqu’au martyre à cause du nom de Jésus. Cependant les persécutions n’ont pas empêché aux apôtres de répandre l’évangile partout où ils fuyaient. Ils ont rappelé les enseignements de Jésus et écrit pour résoudre les problèmes de l’Eglise du 1er siècle. Ils ont, également, formé les Pères apostoliques pour les succéder à la tête de l’Eglise.

Le ministère des Pères de l’Eglise

Les Pères de l’Eglise ont remplacé les apôtres sur la tête de l’Eglise. Ils ont recensé, sous la direction du Saint-Esprit, les écrits que les apôtres ont fait circuler dans les églises pour leur fortification. Ils ont donc joué un grand rôle dans la formation du canon du NT.

Le canon du NT

Sur la base de la transmission fidèle de la volonté de Dieu, Jésus a enseigné tout ce qu’il a appris du Père aux apôtres (Jn.15, 15). Les apôtres ont fait la même chose aux Pères apostoliques et ont laissé des écrits pour l’instruction et la formation des générations futures (2Tim.2, 2).  Les Pères de l’Eglise ont marché et enseigné selon la règle de conduite et de foi des apôtres. Ils ont créé des écoles pour enseigner la foi chrétienne (à Alexandrie, Carthage et Antioche). Ils ont écrit pour réclamer aux gouverneurs la tolérance. Ils sont morts pour la plupart martyre. Vers la fin du 4e siècle, ils ont réuni les écrits apostoliques (qui sont dignes de foi ou font autorité) pour compléter le Canon de l’AT.

Définition du canon du NT

Le Canon du NT est l’ensemble des 27 livres considérés comme norme de foi et de conduite, qui s’ajoutent aux 39 livres de l’AT pour former la Bible protestante.

Justification du choix du canon du NT

Il était claire que l’AT, héritage du judaïsme seul ne pourrait faire l’autorité dans l’Eglise. Il fallait considérer l’enseignement de Jésus et celui des apôtres, après lui. Ces derniers avaient reçu le Saint-Esprit qui leur a donné d’enseigner et écrire dans la vérité (Jn.14, 26 ; Matt.9, 17ss ; Act.20, 35 ; 1Cor.7, 10-12 ; 9, 1 ; 11, 29 ; 1thé. 4, 15). La disparition des témoins oculaires laissait un vide que rien ne pourrait remplacer (si ce n’est leurs écrits). La présence du canon de Marcion était une menace et une interpellation. Marcion est de l’Asie Mineur. Il vient à Rome et se joignit à l’Eglise. Entre temps, il se sépara de l’Eglise pour créer une en son propre nom. Cette église rivale était très organisée avec un clergé et un canon qui excluait l’AT et une bonne partie du NT. Il est composé essentiellement d’une partie de l’évangile selon Luc et dix épîtres de Paul. Marcion était dualiste. Selon lui, le démiurge (Dieu mauvais) a envoyé la loi, mais le bon Dieu a envoyé Jésus comme sauveur. Le démiurge l’a crucifié et suscité douze apôtres ; mais le bon Dieu a inspiré Paul.

Les critères pour qu’un livre soit accepté dans le canon

  1. Origine apostolique (écrit par un apôtre où sous la direction d’un apôtre)
  2. Date de l’antiquité (1er siècle)
  3. Orthodoxe (conforme à la tradition orale)
  4. Accepté et utilisé dans les églises primitives
  5. Le témoignage du Saint-Esprit (par-dessus tout)

Les périodes de fixation du canon

  1. Période apostolique ou période à laquelle l’autorité des apôtres a été reconnue (45-95). Pendant cette période, tous les livre du NT étaient écrits : Col.4, 16 ; 2Pi.3, 15-16 ; Apo.1, 3
  2. Période de collecte et utilisation ou période des Pères apostoliques (95-175). Pendant cette période, les livres du NT circulaient et étaient cités et attribués aux auteurs reconnus. Mais il est difficile de savoir si les évangiles circulaient sous forme écrite ou orale. Ce qui est sur, c’est qu’ils ont été rassemblés avant 170. Ce qu’on ne sait pas non plus, c’est que le canon de Marcion est une réaction aux 4 évangiles ou vice-versa. En 150, Clément a cité un évangile et l’a donné la même autorité que l’AT. A cette époque, Justin affirme que les 4 évangiles sont lus et commentés comme l’AT. En 180, la collection des évangiles avait été faite et ont leur attribuait l’autorité scripturaire.
  3. La période de l’apparition du canon (180-220). Une liste de Muratori (prêtre Italien) a été retrouvée dans une bibliothèque à Milan. Le document est fragmentaire, mais on retrouve les 4 évangiles, les épîtres de Paul, Jude, 2,3 Jean, 1Pierre, Apocalypse de Pierre, et Apocalypse de Jean. Il y avait aussi quelques pseudépigraphes : Lettre à Laodicée, le Pasteur d’Hermas. Clément d’Alexandrie et Tertullien ont cité comme authentique la plupart des livres de la Bible Protestante.
  4. Période de fixation du canon (220-400). Origène (254) avait classé les livres par catégories : les livres acceptés, les livres disputés et les livres rejetés. Il est le 1er à révéler à la connaissance de tous les livres de la Bible. En plus des livres de la Bible, il a ajouté le Pasteur d’Hermas, Didachée et l’épître de Barnabé. Eusèbe de Césarée a classé comme accepté universellement les 4 évangiles, les Actes des apôtres, 14 épîtres de Paul (Hébreux y comprise), 1Jean, 1Pierre. Il a classé comme controversés les épîtres de Jacques, 2Pierre, 2, 3Jean et Jude, et rejeté Apocalypse de Jean. Augustin (354-430) a reconnu que tous les livres n’ont pas la même autorité. Le concile de Laodicée (), c’est-là qu’il y a eu, pour la 1ère fois une étude approfondie des livres du NT. Après cela, 26 livres du NT, sauf Apocalypse de Jean furent retenus. Athanase d’Alexandrie (296-373). Il a dressé 3 listes dont la liste des 27 du NT, canoniques ; la liste des livres non canoniques mais utiles pour la lecture des jeunes (le pasteur d’Hermas, Didachée, par exemple) et, dans la 3e catégorie, les livres apocryphes. Concile de Carthage (397), les 27 livres du NT ont été retenus. Dès lors, il y eu la stabilité dans le canon de NT.

C. INTRODUCTION SPECIFIQUE A CHAQUE LIVRE DU NOUVEAU TESTAMENT

A. LES EVANGILES ET ACTES

Les évangiles sont les quatre premiers livres du NT qui rapportent les faits sur la naissance de Jésus et tout ce qu’il a fait et enseigné jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel. Ces livres sont appelés « Evangiles » parce qu’ils sont la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ pour les hommes. Mais certaines observations on fait que les 3 premiers évangiles (Matthieu, Marc et Luc)  sont appelés « Evangiles synoptiques », formant une synopse ou des ouvrages dans lesquels on dispose les récits en colonnes parallèles pour comparer les textes. On peut ainsi, d’un seul coup d’œil, voir les ressemblances et les divergences des textes. La relation entre ces évangiles forme le problème synoptique et la relation entre les synoptiques et le 4e évangile en est un autre. Mais ces problèmes perdent leur raison d’être quand on considère que

Les quatre évangiles avaient chacun leur point de vue et ont choisi en conséquence leurs actes et les paroles de Jésus qu’ils rapportent. La plupart des divergences peuvent s’expliquer par les intentions de chacun.  D’autres divergences s’expliquent, sans doute par des variantes dans l’interprétation de l’araméenne originale. Mais comme un portrait bien dessiné peut donner d’une personne une meilleure image qu’une photographie, ainsi le quatrième évangile avec ses diversités donne au lecteur une impression plus complète de la personne et l’enseignement du Christ que ne l’aurait fait un seul rapport, rigoureusement exact dans ses termes.

Les actes des apôtres, c’est ce que les apôtres après la réception du Saint-Esprit et la naissance de l’Eglise ont fait.

Pourquoi étudions-nous les Evangiles et Actes ensembles ? Ce sont tous des livres historiques et Luc et Actes formaient un seul document, à l’origine.

Mathieu

Matthieu, don de Dieu, est l’un des douze apôtres de Jésus. Son nom juif était Lévi (Matt.10, 3 ; Mc2, 14). Avant son appel, Matthieu était collecteur d’impôts. Il a montré sa foi en Jésus en l’invitant à sa table (Mc2, 15). Après Jésus, Matthieu aurait prêché aux Juifs et est l’auteur du 1er Evangile. Cette appartenance est soutenue unanimement par la tradition. Papias, un disciple de Jean l’a cité comme écrit de Matthieu, vers 320 ap. JC ; Eusèbe l’a reconnu dans son histoire ecclésiastique etc.

Matthieu s’est adressé prioritairement aux Juifs ; ce qui se justifie de plusieurs manières. Il présente Jésus comme fis de David, fils d’Abraham ; le Messie-Roi promis. Il cite l’AT (47 fois) plus que tout autre évangéliste. Certaines déclarations comme « n’allez pas dans les contrées des païens, allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Matt.10, 5-6) en sont une autre preuve. Matthieu a écrit entre l’an 60-65 pour fortifier et encourager les Juifs chrétiens de la Palestine et la diaspora. Il a insisté sur cinq grands discours de Jésus.

  1. Le sermon sur la montagne/la loi du royaume (5-7)
  2. L’envoie des douze disciples/prédication du Royaume(10)
  3. Les paraboles/ la croissance du royaume (13)
  4. Le règlement de conflit à l’église/ la communion du royaume (18)
  5. La fin des temps/ la perfection du Royaume (24-25)

Quelques versets importants :

  • Matt.10, 5-6
  • 28, 18-20

Marc

La tradition attribue unanimement cet évangile à Jean-Marc : cousin de barnabas (Col.4, 12 ; 2Tim.4, 1), compagnon de Pierre (1Pi.15, 13), amené au Christ probablement par ce dernier qui l’appelle son fils (1Pi.5, 13 ; Cf. Actes 12, 1-17). Sa mère Marie habitait Jérusalem et apparemment fortunée. Elle avait ouvert sa porte aux premiers chrétiens qui s’y retrouvaient souvent pour prier. C’est probablement-là (Actes 12) que Marc aurait rencontré Pierre qui l’a ensuite conduit au Seigneur (1Pi.5, 13). Marc serait un descendant de Lévi, étant un cousin de Barnabas (Actes4, 36). Marc serait Juif d’Alexandrie et l’auteur de l’église d’Alexandrie.  Il fut secrétaire et interprète de Pierre et auteur du 2e évangile ; le tout premier dans l’ordre chronologique. Ces faits historiques sont prouvés et soutenus par la tradition, les Pères de l’Eglise et plusieurs preuves internes. Il s’agit de:

  1.  Papias, un disciple immédiat des apôtres (70-150)
  2. Eusèbe rapporte cela en précisant qu’il a écrit tout ce dont il se souvient sans altérer et sans rien omettre de ce qu’il avait entendu de Pierre
  3. Irénée dans le prologue anti-Marcion, 2e s après JC soutient ce témoignage
  4. La tradition soutient unanimement cela

Les preuves internes que Marc a écrit sous l’autorité de Pierre :

  1. Les traits et détails d’un témoin oculaire (1, 29-31 ; 4,34b ; 6, 13, 52, 56 ; 9,10 ; 10,10 ; 11, 20)
  2. certaines expressions araméennes prononcées par Jésus ne figurent pas dans les autres évangiles et que Pierre a sans doute rapporté dans sa prédication (5, 41 ; 7, 11, 34 ; 14, 36
  3. les épisodes pouvant honorées Pierre sont omis 14, 28-33 ; 16, 17-19 ; 17, 24-27
  4. les épisodes qui ne sont pas à l’avantage de Pierre sont mentionnées 8, 33 ; 9, 5-6 ; 14, 29- 31, 66-72(signes d’humilité et de transformation de l’apôtre).

Marc aurait écrit son évangile sur la demande des auditeurs de Pierre à Rome (Gentils/Romais), entre les années 63 à 68. Il a écrit pour présenter l’Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu (Mc1, 1) où il présente Jésus comme le serviteur souffrant qui est venu donner sa vie pour plusieurs (Mc10, 45). L’organisation du livre pose beaucoup de problèmes. Aussi, pour certains, il se présente en un seul mouvement : la passion du Christ avec une longue introduction. Pour d’autres c’est une collection de plusieurs sermons. D’autres encore essayent de dégager du mouvement général, les sous-titres que présente Marc. C’est ainsi que Dennis J. Mock retrouve trois parties importantes :

  1. le service de Jésus-Christ 1-10, 45
  2. le sacrifice de Jésus-Christ 10, 46-15, 47
  3. le succès de Jésus-Christ 16

Quelques versets importants :

  • Marc 10, 45
  • Les confessions christologiques de démons
  • Les guérisons progressives

Luc et Actes

Luc était historien et médecin de formation. Il est grec d’Antioche, en Syrie. Il serait converti à Jésus-Christ par le ministère de Paul, lors de son 2e voyage missionnaire. Dès lors il fut compagnon de Paul jusqu’à l’admission de Paul à la prison de Rome. Luc est l’un des auteurs du NT. Auteur du 3e évangile et les Actes des apôtres (en un volume au départ), il est classé comme celui qui a le plus écrit et très bien ; langue et chronologie bien soignés. Ecrit à Rome (autres propositions : Corinthe, Ephèse ou Antioche) entre les années 63 à 68, Luc et Actes des apôtres furent adressés à Théophile, un titre honorifique dans l’administration romaine. Toute autorité romaine pourrait se sentir concernée. Son objectif était de présenter à l’honorable Théophile toute la véracité (1, 1-4) sur tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel (but de l’évangile) et tout ce que les apôtres ont fait en tant que témoins de Jésus (but des Actes des apôtres, Actes 1, 8).   

Dans son rapport chronologique et complet, l’évangile de Luc se présente comme :

  1. Naissance jusqu’à la tentation de Jésus 1-4, 13
  2. Ministère en Galilée 4, 14-9, 58
  3. Ministère de Jésus en dehors de la Galilée ; voyage vers Jérusalem 9, 59-19, 28
  4. Derniers jours de l’enseignement public de Jésus 19, 29 au chap21
  5. La souffrance et la résurrection de Jésus 22-24

Jean et ses écrits dans le NT

Jean, un des disciples de Jean-Baptiste (Jn.1, 37), est devenu l’un des tous premiers (1, 35a) et plus proches disciples de Jésus (Jean, Jacques et Pierre). Il a suivi Jésus dès le début jusqu’à la croix. Il a montré à plusieurs reprises que Jésus l’aimait plus que tous et qu’il aimait aussi Jésus. Fils de Zébédé, son frère Jacques et lui furent pêcheurs. Apparemment très impulsif et coléreux, Jésus les surnomma « fils du tonnerre ». Ils sont également ceux dont la maman comprit très vite que Jésus régnera éternellement et, intercédant en leur faveur, elle demanda que Jésus les place l’un à sa droite et l’autre à sa gauche quand il reviendra dans sa gloire. Quand Jésus était sur la croix, c’est à Jean qu’il confia la charge de sa mère (19, 25). Jean est le disciple de Jésus qui a vécu jusqu’à l’an 100 environ et l’un des auteurs du NT. C’est à lui que Jésus à confié les messages très importants qui complétaient et parachevaient la révélation biblique. Il est l’auteur du 4e évangile, trois épîtres du NT (1,2 et 3Jean) et Apocalypse. Tous ses écrits se situent entre l’an 85 et100 après Jésus-Christ, tous écrits à Ephèse.

L’évangile est adressé à l’humanité tout entière. Son objectif, est de présenter l’essentiel de ce que Jésus a dit et fait, pour amener ses lecteurs à croire en lui et qu’ils aient la vie éternelle (Jn.20, 30-31). Dans l’ensemble Jean a insisté sur la vie privée de Jésus, contrairement à ses prédécesseurs qui ont visé sa vie publique. A travers les miracles et noms particuliers de Jésus, il veut montrer que Jésus est le fils de Dieu. L’on peut distinguer trois parties essentielles dans l’évangile de Jean :

  1. Ministère public de Jésus 1-12
  2. Ministère privé de Jésus 13-17
  3. La passion et la résurrection 18-21

Les sept miracles et sept noms qui sont particuliers à Jean

Miracles

2, 1-11 : eau en vin

4, 46-47 : guérison du fils de l’officier romain

5,1-15 : guérison d’un paralytiques

6,1-15 :  5000 personnes nourries

6, 16-21 : marche sur l’eau

9,1-41 : guérison d’un aveugle né

11, 1-45 : mort et résurrection de Lazare

Les noms de Jésus

6, 35 : le pain de vie

8, 12 : la lumière du monde

10, 7 : la porte des brebis

10, 11 : le bon Berger qui donne sa vie pour les brebis

11, 25 : la résurrection et la vie

14, 6 : le Chemin

15, 1 : le Cep

Quelques versets importants

  • 3, 16
  • 20, 30-31
EVANGILESACCENTPORTRAIT DE CHRISTPUBLIC VISEMOT CLE
MATTHIEU
Enseignant
ENSEIGNEMENTRoyauté(Lion)Messie/Roi promisJuifsAccompli
Marc prédicateur   MIRACLESRédempteur (Bœuf)Serviteur souffrant du SeigneurRomainsAussitôt
Luc Historien PARABOLESHumanité (Homme)Grecs /GentilsFils de l’homme
Jean ThéologienTHEOLOGIE Divinité (Aigle) Fils de Dieu parfaitChrétiens/UniverselCroire
TABLEAU COMPARATIF DES QUATRE EVANGILES (cf. Dennis J.Mock, 1990, p.24)

B. LES LES EPITRES

Il y a deux types d’épîtres : les épîtres de Paul et les épîtres générales

Les épîtres de Paul

  1. Paul  

Paul encore appelé Saul est de la tribu de Benjamin. Son père et sa mère étaient pharisiens et résidaient à Tarse, principale ville de Cilicie.  Pour instruire Paul dans la stricte conformité à la loi juive, ils l’envoyèrent à Jérusalem pour étudier la loi sous les pieds de Gamaliel, l’un des meilleurs maîtres de l’époque. Il avait cinq (5) ans à l’époque et y resta jusqu’à sa conversion. Grâce à ses parents, il jouissait d’une nationalité double, juive et romaine. Il était très instruit et respecté. C’est pourquoi après avoir persécuté à mort l’église à Jérusalem, il s’est engagé légalement à l’anéantir dans tout l’empire romain. Mais Jésus, dans une vision sur la route de DAMAS, l’a appelé au salut puis au ministère parmi les païens. Il a collaboré avec Barnabas qui l’a tendu la main fraternelle et l’a, ensuite, introduit au cercle des apôtres. Par ses voyages missionnaires, il a implanté et édifié plusieurs églises et formés plusieurs jeunes dans le ministère. Il a souffert plusieurs maux pour Christ, venant de ses frères Juifs et des gouverneurs romains, mais a gardé la foi. A la fin, il s’est révélé le meilleur apôtre de Jésus. Son succès se révèle dans deux déclarations de foi : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ; « Je pu tout par celui qui me fortifie [JESUS]». Imitateur de Jésus, il reste un des modèles pour l’église de Dieu. Il est auteur de plusieurs livres du NT (au moins 13).

2. Les épîtres de Paul

LETRES DE PAULDATELIEUBUTSOMMAIRES
ROMAINS(Pas de Paul)57-58CorintheExpliquer le caractère essentiel de l’Evangile de Christ et comment l’on doit l’appliquer. Paul a l’intention de faire une escale à Rome, pendant son voyage sur l’Espagne. Mais en attendant, il se fait précéder par cette épître.Evangile du salut par la foi : 1-11Se donner à Christ comme un sacrifice vivant 12-16
1CORIENTHIENS56EphèsePour répondre à un certain nombre de problème qui divisaient l’église d’une part  et répondre, par la même occasion, aux questions des Corinthiens d’autres part.Réactions de Paul aux rapports des gens de Chloé, 1-6Réponses aux questions  des Corinthiens, 7-16
2CORINTHIENS57EphèseLa 1ère épître n’a pas réglé tous les problèmes. Paul a écrit une autre « pleine de chagrin » qui serait perdu. Mais Paul reçoit des nouvelles de Tite en Macédoine, qui le réjouies. Il écrit cette 2e épître pour se réjouir de la repentance des Corinthiens (7, 5ss) et en même temps défendre son ministère contre quelques anciens qui essayaient de remettre en cause l’authenticité de son ministère apostoliqueRelations tendues entre Paul et les Corinthiens, 1-7Expression de la joie à propos de la libéralité des Corinthiens, 8-9Défense de l’apostolat et planification de sa prochaine visite aux Corinthiens, 10-12
GALATES49An-tiochePaul interpelle les Galates à ne pas abandonner l’Evangile du salut par la foi en faveur d’un autre (1, 6-7, 12).Evangile de Paul, 1-2Salut par la foi seule, 3-4La vie chrétienne contraire à la vie charnelle, 5-6
EPHESIENS60-62RomeRévèle la position du chrétien en Christ et les bénédictions spirituelles à la vie conforme à cette position (unité en X dans l’exercice des dons et dans la société)La position du chrétien, 1-3 (unité en Christ)La vie du chrétien, 4-6 (unité ds l’exo des dons et dans société)
PHILIPIENS60-62RomeCette petite église à majorité non-juive, avait une haute estime de Paul. Paul l’aimait et priait pour elle. Il attendait une occasion pour lui exprimer sa joie, jusqu’à la visite d’Epaphrodite, lors de son 1er emprisonnementLes nouvelles de Paul, 1Appel à l’unité et à l’humilité, 2Avertissement contre le légalisme, 3-4
COLOSSIENS(pas de Paul)60-62RomeAvertir l’église contre les enseignements légalistes qui la troublentPriorité de Christ, 1-2Vivre la vie de Christ, 3-4
1THESSALONICIENS50-51CorintheFéliciter, encourager les Thessaloniciens et les instruire ; surtout au sujet du retour du SeigneurReconnaissances à Dieu, 1Défense de son ministère, 2-3Exhortations diverses et enseignement sur le retour de Christ, 4-5
2THESSALONICIENS50-51CorinthePour préciser sa pensée sur le retour du SeigneurExhortation à la persévérance, 12nd venue du Christ, espérance et prières, 2Travail et discipline, 3
1TIMOTHEE65-66Macé-doinePaul projette visiter Timothée à Ephèse, mais en attendant, il lui écrit au sujet de la conduite à tenir pour diriger l’église dans la véritéTravail de Timothée à la tête de l’église d’Ephèse, 1-3Derniers temps et divers conseils, 4-6
2TIMOTHEE66-67RomeLe 2e emprisonnement de Paul à Rome se révèle sans espoir de recouvrer la liberté, il écrit cette 2e lettre pour rappeler à Timothée ses enseignements et lui demander un certain nombre de choses, dont il avait besoin de toute urgenceTimothée et l’Evangile, 1-2Timothée et l’Eglise2-4
TITE65-66Macé-doinePour donner des instructions à Tite pour terminer ce qui reste à mettre en ordre dans les églises de Crête.Vie de l’Eglise, 1Vie de la famille, 2Vie de la société, 3 
PHILEMON60-62RomePour que Philémon puisse recevoir favorablement, à nouveau, Onésime devenu un frère dans la foiFoi et amour de Philémon, 1-7Intercession en faveur d’Onésime, 8-22
(Les épîtres de Paul (cf. le tableau2)

NB. Les lettres de Paul écrites à Rome sont celles qui sont encore appelées « les épîtres de prisons ». Des quatre épîtres adressées aux individus, celle de Philémon seule traite d’un problème socioreligieux ; les autres abordent des sujets pastoraux.  C’est pourquoi les épîtres de Paul à Timothée et à Tite sont appelées « épîtres pastorales ». Parmi les 7 églises auxquelles Paul adresse des lettres, deux ne sont pas de lui (Rome et Colosse).  On peut donc classer les épîtres de Paul de plusieurs manières: 1) celles qui sont adressées aux individus et celles qui sont adressées aux églises ; 2) les épîtres écrites en prison et celles qui ne le sont pas ; 3) les pastorales et les non pastorales ; 4) celles qui sont répétées et celles qui ne le sont pas ; 5) celles qu’il a écrites dans la joie et celles qu’il a écrit en pleurant ; etc.

Les épîtres générales

Les épîtres générales ou catholiques sont des épîtres qui ne sont adressées ni à un individu ni a une église de façon particulière. Elles sont huit (8) en tout, écrites par un auteur anonyme (Hébreux), Jacques le frère du Seigneur (Jacques), l’apôtre Pierre (1, 2 Pierre), l’apôtre Jean (1,2,3 Jean) et Jude.

  1. Epître au Hébreux

L’épître aux Hébreux est écrite par un auteur anonyme. La tradition l’a attribué à Paul. Mais aujourd’hui les critiques et propositions varient entre Paul, Barnabas, Apollos, Luc et plusieurs autres encore. Plusieurs personnes pensent qu’elle est écrite à Alexandrie (contrairement à ceux qui optent pour Palestine ou Rome), entre l’an 61 et 63 pour un groupe de chrétiens d’origine juive. Ceux-ci étaient persécutés et étaient tentés de retourner au judaïsme. L’auteur a donc écrit pour leur rappeler la valeur unique de ce qu’ils possèdent en Christ. Aussi par plusieurs encouragements, exhortations et avertissements, l’auteur démontre la supériorité du christianisme sur le rituel de l’AT.

Nous notons dans l’ensemble trois grandes parties centrées sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ :

  • La supériorité de la personne du Christ 1-4
  • La supériorité de l’œuvre du Christ 5-10
  • La supériorité de la marche par la foi 10-13

2. Epître de Jacques

L’épître de Jacques serait de Jacques, le frère du Seigneur Jésus (1, 1 cf Matt. 13, 55 ; Act.12, 17 ; 15, 13). Probablement, le tout premier écrit du NT, elle date de l’an 45 ou 49, et adressée aux 12 tributs d’Israël en dispersion (1, 1). L’auteur n’a pas défini clairement son but. Mais l’insistance sur le mot « constance » fait penser qu’il voudrait exhorter ses auditeurs. Afin qu’ils tiennent ferme dans la foi et qu’ils progressent dans la sainteté au milieu des persécutions. Trois grandes idées se dégagent de cette épître :

  • L’épreuve de la foi 1
  • Caractéristiques de la foi 2-4
  • Triomphe de la foi 5
  • 1ère épître de Pierre

3. 1ère épître de Pierre

L’apôtre Pierre a écrit cette 1ère épître avec l’aide de Sylvain ou Sillas (1Pi.5, 12). C’était à Rome entre l’an 60 et 67. Il exhortait, principalement les chrétiens de l’Asie Mineure (1,1), à tenir ferme dans la foi et leur démontrait que c’est la grâce à laquelle ils sont attachés qui est la véritable (3, 13-17 ; 5, 10-12)

4. La 2e Epître de Pierre

L’apôtre Pierre a écrit cette épître à l’approche de sa mort, dans sa prison à Rome entre l’an 63-68, au même public (1, 1 ; 3, 1) que la 1ère. Il a écrit à ces chrétiens d’Asie Mineure, pour les mettre en garde contre les faux docteurs et les encourager, par la même occasion, à se tenir en éveil (1, 3). Il aborde trois sujets importants :

  1. Le vrai chrétien 1
  2. Les faux docteurs 2
  3. Le retour de Jésus-Christ 3

5. Les épîtres de Jean

Au nombre de trois, aucune des épîtres de Jean ne portait son nom. La tradition, les disciples de Jean (Polycarpe et Papias) et les Pères de l’Eglise, au 2e siècle, lui ont attribué ces épîtres. Comme son évangile, elles sont toutes écrites à Ephèse entre l’an 85 et 100 ap. JC, pour des raisons et destinataires différents. 

  • La 1ère épître de Jean

Jean aurait écrit sa 1ère épître aux chrétiens d’Asie Mineure. Il voulait, par son propre témoignage, attirer leur attention sur les dangers du péché et des faux enseignements. Il n’y a pas une structure propre, mais l’essentiel tourne autour :

  1. La voie parfaite 1,1
  2. Les dangers du péché 2,1
  3. Les faux docteurs 2, 26
  4. La sécurité du croyant 5, 13

NB Jean veut dire que le chrétien a vaincu le péché et doit être capable d’aimer Dieu et son prochain.

  • La 2e épître de Jean

Jean a adressé sa 2e lettre à une dame « Eloïe » qui peut être une véritable femme ou un symbole de l’Eglise. L’apôtre fait l’éloge de la femme et ses enfants et, par la même occasion, les met en garde contre les faux docteurs qu’ils doivent éviter à tout prix ; ils ne doivent pas aider ni adresser la parole à ces faux enseignants. Nous notons deux parties :

  1. Demeurer dans la communion avec Dieu 1-6
  2. Ne pas communier avec les faux docteurs 7-11
  • La 3e épître de Jean

Jean l’a écrite à Gaüs, un chrétien fortuné qui a consacré sa vie et ses biens au Seigneur. Il y a cependant plusieurs Gaüs dans le NT, si bien que l’on ne peut dire avec précision lequel de cette multitude il s’agissait (Act.19, 29 ; 10, 4 ; 1Cor.1, 14 ; Rom.16, 23). Dans l’ensemble, l’apôtre félicite, encourage Gaüs d’une part et, met l’église en garde contre Diothrèphe. Trois parties se dégagent :

  1. Les éloges à Gaüs 1-8
  2. Les avertissements contre Diothrephe 9-11
  3. Nouvelles et salutations 12-13

6. Epître de Jude

Il s’agie de Jude, le serviteur et frère du Seigneur Jésus (1,1 ; Maat.13, 55). Les spécialistes du NT rapportent que son épître a eu une large diffusion et garde plusieurs traits communs avec celle de Jacques, son frère (Marc 6, 3 ; 1Co.5, 9). Selon la tradition, Jude et sa femme parcouraient l’Asie Mineure pour annoncer la Bonne Nouvelle. Il a écrit entre 63 et 85, à Alexandrie ou en Palestine, aux chrétiens de l’Asie Mineure qui comptaient un grand nombre de chrétiens d’origine païenne. Il voulait exhorter les croyants à combattre pour la foi qui a été transmise une fois pour toute (1,3). L’épître compte deux parties

  1. Avertissement contre les faux docteurs v1-16
  2. Exhortations aux chrétiens v17-25

C. L’APOCALYPSE DE JEAN

L’Apocalypse de Jean est l’unique livre prophétique du NT. Son auteur est Jean (1,1) que les Pères de l’Eglise attribuent à l’apôtre de Jésus. Malgré les critiques (depuis le 3e siècle) et leur pertinence (différence de style entre Apocalypse et les autres écrits de Jean), les preuves internes du livre et les arguments avancés en faveur de l’apôtre sont rassurants.

Jean aurait écrit à un moment de grandes persécutions (1, 9) à l’Ile de Patmos en Ephèse, autour de l’an 95. Il s’adressait aux 7 églises de l’Asie Mineure (Turquie actuelle), auxquelles le Seigneur adresse des lettres (2-3). Le but de Jean était celui de l’auteur divin « Cette vision, Dieu l’a confiée à Jésus-Christ, pour qu’il montre à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt…. » (1, 1). Cette vision peut être subdivisée en trois parties :

  1. La lutte sur la terre 1-11
  2. L’arrière plan spirituel de la lutte 12-19
  3. Le triomphe définitif du Christ et son Eglise 20-22

CONCLUSION GENERALE

Après ce survol, sur les évangiles et Actes des apôtres, les épîtres (de Paul et générales) et la révélation de Jean, nous retenons que ces livres(les 27), comme toute la Bible d’ailleurs,  sont donnés

  • Pour nous-mêmes « afin que [nous croyons] que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant [nous ayons] la vie en son nom. »
  • Pour notre témoignage dans le monde entier, à ceux qui ne sont pas encore convertis,

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, — car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.  Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » (1Jn1, 1-4 ; cf Act.1, 8 ; Matt.28, 18-20 ; Marc 16, 16-17 etc)

  • Pour faire de l’homme pécheur, l’homme à l’image de Christ 

« …. afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2Tim.3, 16-17).

Nous devons donc étudier le NT pour notre instruction, pour l’enseignement de l’Eglise et pour la mission à laquelle Dieu appelle l’Eglise. Ayons les sentiments nobles comme les Juifs de Bérée et diligents dans l’étude du NT comme eux (et d’autres dans l’AT : Josué, Esdras etc). C’est le seul prix pour être grand dans le royaume des cieux :

Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact (Act.17, 11).

Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras (Jos.1, 8).

Esdras avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Eternel, et à enseigner au milieu d’Israël les lois et les ordonnances (Esd.7, 10).

Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux (Matt.5, 18-19 ; cf Apo.22, 18-19).

Comme nous pouvons le voir, le NT et l’AT se complète et nous trouverons nos modèles de part et d’autre.

NB. Nous n’avons pas été exhaustifs quant à la biographie des auteurs du NT, les auteurs des épîtres générales surtout. Chaque étudiant devra compléter ses recherches sur les villes bibliques auxquelles l’apôtre Paul à adressé des lettres et la biographie des auteurs bien connus des épîtres générales. Pour plus de familiarité, nous conseillons que la biographie de Timothée et Tite aussi soient incluses dans ses recherches complémentaires.

C’est  de cette façon que nous pourrons, effectivement, appliquer ce cours à notre ministère d’enseignants et de prédicateurs.

ROGRAMME D’AUTO-DELIVRANCE COMPLETE EN UNE SEMAINE –DELIVRANCE COLLECTIVE ET INDIVIDUELLE–


Introduction


Il est fort possible d’être complètement délivré de toute crainte et dominations spirituelles en une semaine de cinq jour ; avec ou sans assistance d’autrui. Voici un exemple de programme

LUNDI : se disposer à la prière en se débarrassant de toutes contraintes

Repos plus entretien de l’ordre et propreté autour de soit ; jour de prières en famille pour se préparer à participer et profiter des diverses grâces divines dans la semaine. Texte biblique de base Job1, 5; Pro. 24, 27.

MARDI : prières collectives, mais chacun pour soit, suivant ses problèmes évidents.

Sans paresse et sans réserve nous passons toute notre vie de misère en revue. Nous redire, comme si c’était la première fois ce que nous voyons mal chez nous. Lever le voile pour que nous nous sentions présents, disponibles; fermer la la bouche à la voix qui nous dit sans cesse «est-ce que tu as le temps pour réellement t’occuper de çà là? Comment peux-t-tu aborder ce sujet pendant que d’autres seraient entrain de t’écouter, et autres excuses encore ? Aujourd’hui, chaque souci est légitime et doit être abordé avec sérieux comme pour obtenir une solution définitive. Pour ne pas divaguer non plus ou tourner en ron autour d’un seul sujet pendant que mille et un autre attendent, il faudra se laisser guider par les textes bibliques suivants: Apo.2, 5 ; 1P.5,6-7 ; Jacq.5, 13


MERCREDI : prières collectives, les uns pour les autres comme frères en Christ


Nous poursuivons la prière sur les questions plus complexes, sollicitant le concours des frères sérieux, ayant des besoins pour s’échanger. Les prières collectives, ici, se feront beaucoup plus en cercle de confiance. Ce peut être dans l’assemblée ou en petits groupes. Ces textes bibliques pourront bien nous guider à cette étape Jacq.5, 16 ; Héb.10, 24


JEUDI : confession des péchés du peuple et intercéder pour soi


L’objectif ici, c’est de rompre avec des péchés ancestraux, des peuples et nations pour débloquer certaines crises personnelles. Les textes suivants pourraient bien servir de guide 2Chr.7, 14 ; Nob.11, 1-2 ; 2Rois29, 18-19.


VENDREDI : proclamation de notre victoire et l’échec du malin


Prière collective , mais les frères qui sont debout intercèdent pour ceux ceux qui sont joué par de vilains tours. Jésus a tout mis entre les mains de l’Eglise pour sa propre sécurité. Par la foi, la prière de l’assemblée ou des frères qu’elle a désignés peut banir tout mal en l’homme et restaurer toute bonne vie. Les textes suivants sont très efficaces:, à cet effet Matt.18, 18-20 ; 9, 1-2 et v7.


Conclusion


Dans le sérieux, un individu ou une communauté peut rétablir la bonne communion avec Dieu et régler les soucis de sa vie. Tout est une question de la foi (Matt.17, 20; Luc1, 37).

REVEILLONS -NOUS ENFIN


Introduction


Quand on parle de réveil, nous pensons premièrement au sommeil, repos naturel
dont à besoin tout homme qui travaille. Ainsi, Dieu a créé le jour pour travailler et la
nuit pour dormir(Jn.9, 4). La Bible a parlé du réveil dans l’ancien et le Nouveau Testament
comme une bonne réaction à toutes situations inconfortables; le péché d’oublier ou
abandonner délibérément les principes qui font vivre l’homme dans l’harmonie et la
croissance. Dans ce sens figuré, le sommeil et le réveil sont employés pour reprocher
l’homme irresponsable et l’interpeller à y prendre conscience(Rom.13, 8_11). «Réveillons-nous
enfin! », veut donc dire: prenons conscience de notre malheureux état, réfléchissons
aux causes et aux solutions appropriées. Le but principal du présent sujet c’est de
nous aider à prendre conscience, en tant que communauté chrétienne, que ça ne
va pas; en nous-mêmes, dans notre relation avec Deiu et avec les prochains. Mais
que ferons-nous pour en prendre réellement conscience? Comment pourrons-nous
restaurer l’amour et le zèle propre au milieu de nous? Ce sont-là les objectifs de
notre réveil: réfléchir et chercher ensemble la solution aux causes et conséquences:
decequinousrefroidiàtouségards.Aucoursdeceréveil,nousaurons:
■ Aprouver que nous nous sommes endormis/prier pour demander la cause de
ce sommeil spirituel
■ Exposer les causes et conséquences du sommeil spirituel/Prier pour le pardon
et la restauration
■ Chercher les voies de sortie de Dieu/Prier pour nous relever de nos chutes et
pratiquer nos premières oeuvres
■ Dresser un programme simple et efficace pour une auto-délivrance

Pour répondre à ces questions personnelles nous garderons en esprit l’exemple
d’une église qui fut reprochée d’une seule chose, et pour laquelle elle risquait de perdre tous ses mérités et ses grâces devant Dieu. Cette église c’est Ephese(Apo.2,1ss). Ce qu’elle a abandonné, c’est son premier amour(Apo.2,4). Les conséquencesou le jugement qu’elle encourait, c’est de se voir enlever son chandelier(Apo.2,5). Le chandelier étant le symbole de la lumière physique et spirituelle, elle sombrait dans l’obscurité, la nuit où l’on ne peut plus rien faire quedormir. Et comme une personne qui dort ne participe plus à aucun projet de la vie, celui qui dort est comme mort. Nous comprenons
que l’absence de l’amour conduit au sommeil et au pire, à la mort spirituelle. Notre vexamen commencera par voir si nous n’avons pas abandonné notre premier amour.


I. LES PREUVES QUE NOUS AVONS ABANDONNÉ NOTRE PREMIER AMOURPREMIERAMOUR


Pour nous encourager à dégager les preuves que nous avons abandonné notre permier amour pour Dieu ou pas, cherchons à comprendre ce que c’est que l’amour.


Compréhension de l’amour


Des gens ont défini l’amour à leur manière et à leur compréhension:

Un spécialiste de la psychologie des sentiments a défini l’amour
comme «une valorisation extrême de l’être aimé et une subordination de
toutes choses à son bien» (E.deGreff). D’autres y voient,«une recherche de
communion, inspirée par la bienveillance et le plaisir, tendant au don
réciproque de l’un à l’autre en vue de la réalisation d’objectifs communs» (Th.
Haring: CalwerBibel lexikon). P. de Benoit disait plus simplement: aimer c’est
penser à(Dictionnaire Biblique Emmaus sur Bible online ).

Mais dans la Bible, l’amour est inséparable de Dieu. Dieu est amour et le vrai amour
vient de lui (1Jn.4, 7-8, 12). C’est le plus grand don de Dieu à l’homme, l’amour par lequel:

■ il achoisi Israël (De7:6-8;Jér12:7-9;Os11:1) , ■ il intervient pour eux dans l’histoire (De4:37;Jér31:3;Os3:1;11:7-9)
■ il les sauve et par donne leurs péchés (De23:6;Ps86:5;Esa43:25;Os14:5),
■Il est’un Père aimant (De8:5;Os11:4).«Je vous aime» est le refrain qui retentit
à travers toutnl’Ancien Testament jusqu’au dernier prophète (Mal1:2).

De cet amour de Dieu découle ou doit découler notre amour
■ pour lui (De6:5;10:12;Ps18:2),
■ pour son sanctuaire(Ps26:8)
■ pour sa loi(Ps119:97).

C’est pourquoi «aimer Dieu» est souvent lié à
■ «garder ses commandements»(Ex20:6;De5:10;7:9;Né1:5),
■ le servir (De10:12;11:13;Esa56:6),
■ marcher dans ses voies (De11:22;19:9;Jos22:5) ■ haïr le mal (Ps97:10).

Pour l’apôtre Paul,

● c’est l’unique élément qui donne un sens à toute œuvre humaine (1Cor.13, 1-3)

● C’est cet amour qui unit éternellement le chrétien avec Dieu et fonde son
assurance (Rom.8, 38-38)

● c’est l’unique dette que nous devons devoir aux autres en tant que,chrétiens (Rom.13, 8)

● Sa plus grande description se trouve dans la Bible(1Cor.13, 4-8)

● C’est le plus grand des trois dons de Dieu qui demeurent (1Cor.13, 13)

Pourl’apôtreJean(1Jn.4, 7-21; 2, 7-11)

● C’est le nouveau commandement. Etant le résumé de la loi et les,prophètes,
l’amour doit faire partie du quotidien des chrétiens et ne doit en être négligé ou
oublié(1Jn, 2, 7-8)
● La marque du chrétien
● La preuve de son amour pour Dieu et le prochain (1Jn.5, 1-3)

● Ce quil identifie à Dieu
● Cequiluidonnelavictoiresurlepéché
L’amour de Dieu implique l’obéissance, le respect et la fidélité. Israël doit être
pour tous les peuples un témoignage de l’amour de Dieu (Ge12:3;De33:3;Esa
42:6).

Exercice:

comment nous voyons-nous à la lumière de cette description de l’amour de Dieu tel qu’il doit nous caractérisé?Lisez attentivement 1Jn4,7-21, cherchez les preuves de l’amour de Dieu pour nous; ce qui montre qu’un homme a cet amour en lui. Après cela, répondons honnêtement que nous avons gardé ou abandonné l’amour de Dieu. Si après cet exercice, nous voyons que nous avons abandonné notre premier amour pour Dieu et le prochain, c’est le lieu de prier pour connaître afin de présenter en détail les conséquences et les causes de cette chute.


II.CAUSES ET CONSÉQUENCES DE L’ABANDON DE NOTRE PREMIER AMOUR


Dans cette deuxième partie, nous recherchons les causes et conséquences de notre
sommeil ou mort spirituelle. Dans l’exemple que nous avons choisi, cela revient à
chercher une explication à l’abandon de notre premier amour et le lien avec le
malheureux état où nous sommes actuellement.Pourplusd’efficacitédutravail, nous poursuivrons notre exercice de la première partie mais de façon inversé(conséquences avant les causes).L’objectif premier sera de nous présenter notre réel état tel que nous sommes; tous les problèmes que nous traversons pour avoir abandonné notre premier amour. Cela se fera sous forme individuellement puis en ateliers, en petits groupes de jeunes, hommes, femmes et enfants. Achaque niveau, nous chercherons à décrire l’état actuel de nos relations avec Dieu et entre nous. Dire tout ce que nous voyons de mauvais dans églie; tout, sans en rien laisser.
Notons bien sûr que la partie individuelle sera traitée dans un programme de suivi
après cet exposé collectif.
A cet effet, rappelons-nous que nous ne sommes pas les premiers mais de grands
hommes de Dieu ont utilisé’cette méthode pour provoquer de grands réveil et
réformer la vie spirituelle et sociale de leur nations.
Exemples de quelque shommes de réveil spirituel
Nous prendrons l’exemple d’Esaïe, Néhemie, Ezéchias

Esaïe

● Personneetpériodeduministère(Esaïe1,1)
● CommentilvoyaitIsraël (Esaïe1,6-7)
Esaïe voyait son peuple comme une personne malade, couverte de plaies infectées et
mortelles; desplaiesquepersonneneprendsoindepanser. Il veut parler des
conséquences des guerres et attaques des étrangers à Israël sur son propre territoire.
Comment expliquons-nous aujourd’hui les attaques du malin; tous les problèmes
que nous avons cités(les crises climatiques, les mauvaises récoltes, la flambée des prix
des denrées agricoles et alimentaires, des maladies, morts précoces, etc)?

Nehemie

●Personne et période du ministère
● Néhémie s’est informé pour connaître l’état de Judas et de la ville sainte tel qu’elle était a
avant toute idée de réveil(Néh.2,2)
● Il est allé vérifier les faits et attira l’attention des autres (Néhémie2,11-18)
Néhémie, pour aider Juda à prendre conscience, a cherché dabord des informations exactes
sur son état et quand il en était sûr, il l’exposa aux yeux de ses frères qui y ont trouvé
une bonne motivation pour réparer ce qui était gâté. Qu’entendez-vous au sujet des
chrétiens autour de nous? Quel témoignage les païens rendent-ils de nous? Que voyez
-vous? C’est ici l’occasion de prendre conscience de notre santé spirituelle, économique, familiale et sociale.

Ézéchias

● Personne et ministère(2Chr.28,27-29,2)
● L’alliance de Dieu avec Abraham et ses descendants était rompue par le péché et
la négligence caractérisée. Avant de le rétablir pour éviter la domination des
étrangers et toutes les humiliations qu’ils faisaient subir Juda, Ezéchias va s’intéresser à Dieu et à sa maison (2Chr.29,3-8)Ezéchias savait exactement le problème de Juda. Seulement il ne pouvait rien y faire, face à son père qui est tirant. Quand la royauté l’a été donnée, il ne pouvait plus attendre une aussi bonne opportunité pour agir: rappeler les faits, établir des liens entre les faits pour que Juda prenne conscience de ce qu’il doit faire.
Étions-nous aveugles, sourds ou muets jusqu’à ce jour? Tout ce que nous voyions et
entendions, c’est le temps d’enpartager mais aussi d’agir en modèle pour le
changement.
Pour ces trois exemples, la cause commune aux désastres que nous avons écoutés,
c’est le péché d’abandonner Dieu et sa loi ().En d’autres termes, après, avoir fait
profession d’aimer Dieu et de le servir, les Juifs se sont détournés de lui et ont servi
d’autres dieux. Sommes-nous enfin conscients que, abandonner notre premier
amour, c’est assez suffisant pour que nous tombions dans un sommeil spirituel où
nos cultes et activités diverses s’arrêten ou perdent leur sens? Sur cette conviction,
nous allons nous mettre à la recherche des voies de sortie de Dieu.


III.CHERCHONSLESVOIESDESORTIEDEDIEU


Sous ce troisième point notre premier objectif est de nous assurer que Dieu
pardonne et relève de leur chute tout pécheur repentant. Ensuite, nous reviendrons
pour voir comment Dieu a relevé tant de personnes et de peuples dans les circonstances pareilles. Enfin, nous mettrons en pratique le chemin que Dieu nous aura enseigné pour reconstruire nos relations avec Dieu et avec nos semblables.

Dieu offre le pardon au pécheur

Dieu appelle constamment les pécheurs à la repentance car s’il n’aime pas le péché,
il aime quand même le pécheur (Ezéchiel18,29-32 ; Esaie 1, 15-20)

■Le pardon de Dieu s’obtient par la foi et la repentance

Des hommes qui ont pris au sérieux les interpellations au sujet du pardon et de la restauration de Dieu ont tous été rétablis. Ce geste de la foi a changé le cour de leur vie et celle de leur communauté. Les hommes que nous avons cités plus haut l’ont fait par la confession des péché, la restauration du culte et un engagement de fidélité à Dieu et à sa parole

● 2Chr.29,8(Voir tout le chapitre et le s suivants si l’on veut plus de détails)
● Néh.9,38;10,1ss
● 2Rois22,8-23,30

■Jésus a indiqué un chemin de sortie à l ‘église d’Ephse

Apo.2,5: Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, jeviendrai à toi,,et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Dans le seul mot repentance Jésus a envisagé le souvenir(des bons et mauvais jours du passé pour découvrir ce qui a causé la chute de l’homme), le renoncement à la vie pécheresse et le retour aux premières oeuvres dans la vie chrétienne. Le premier amour tel qu’il est vu dans ce t’ordre de Jésus est une vie qui prend effet dans sa connaissance et son acceptation comme Seigneur et Sauveur personnel. Il ne peut pas être être séparable de la foi, du zèle, de la joie, de la persévérance, de l’espérance, des sacrifices vivants et tout ce qui accompagne la foi dans le service: écoute et obéissance. C’est à cette vie de repentance et ses oeuvres quand une personne se donne réellement à Jésus que le verset fait référence. Une bonne repentance doit être active et non pas théorique. Quand l’on demande pardon à Dieu, il doit savoir ce qu’il renonnce en fait et ce qu’il s’apprête à considérer dans sa vie de tous les jours.


Conclusion


Le sujet de sommeil et du réveil ne sont pas nouveaux de nos jours. Depuis les premiers hommes jusqu’à nous, la relation entre les hommes et tous avec Dieu connaît les hauts et les bas. Quand l’on marche dans l’harmonie avec Dieu et ses frères on ne parle pas de réveil, mais de persévérance. Cependant, lorsque pour une raison ou une autre l’on vient à faiblir, son intérêt pour des choses utiles baisse en faveur des inutilités, surtout quand ses bonnes habitudes s’oublient et les choses détestables d’entant prennent goût, et ces priorités changent et les échecs dans sa marche avec Dieu se multiplient; c’est à ce moment qu’on parle de sommeil et nécessairement de réveil. L’amour étant au centre de la vie chrétienne, reste un élément test pour définir l’état présent d’un croyant. Là où il n’est plus le sommeil et la mort spirituelle règnent. Là où il est en place, l’homme est en bon état et spirituellement éveillé.
Quel est notre état actuel? Le projet présent peut, nous aider à revenir à une réconciliation avec Dieu et avec les frères. Pour tous les problèmes, des plus simples aux plus complexes : où tous les efforts semblent vains, nous proposons un programme d’auto-délivrance. Ce sera le sujet d’une étude particulière.

NOËL BIBLIQUE DEUXIÈME PARTIE


Introduction


Nous avons abordé l’étude de <<NOËL BIBLIQUE >> avec quatre objectifs : (1) Trouver une définition biblique de Noël, (2) Comprendre comment la promesse d’un Sauveur qui serait accomplie en Jesus-Christ a été conservé pendant plus de quatre mille ans, (3) Pouvoir découvrir la condition de l’homme avant et après l’accomplissent de la promesse, (4) Noter comment le sauveur a été accueilli à son arrivé et quel message biblique nous pouvons y tirer. Après avoir trouvé la bonne définition de NOËL BIBLIQUE, nous poursuivrons le deuxième objectif ici.


Comment la promesse du Sauveur a été conservée jusqu’à son accomplissement en Jesus-Christ


Dans cette deuxième etude, nous rappelons le fondement biblique de la promesse d’un Sauveur pour l’humanité et présentons trois principales moyen de conservation de cette prouesse.


Rappel du fondement biblique de la promesse d’un Sauveur


La promesse du Sauveur s’est faite de façon indirecte dans l’histoire de la chute du premier couple de l’humanité dans le péché. En effet le diable, Satan est entré dans le serpent, l’animal le plus rusé et a séduit la femme, mère de l’humanité. Satan a essayé de remettre en question les ordres de Dieu et donner de fausses illusions à la femme qui s’est facilement laisser emballer par l’apparence et le désir de devenir l’égale de Dieu. Malheureusement pour l’homme, les choses ne se sont pas passés comme il les attendrait. Il a constaté qu’il était nu et un sentiment de culpabilité mélangé de peur et de honte l’a envahi(Gn.3, 7). Il ne pût plus supporter la présence de Dieu. Dieu l’interppela de sa cachette. Et, dans les questions réponses, les différents coupables se sont retrouvés devants Dieu qui les jugea et punit (Gn3, 7-13). Le jugement commença avec le serpent qui fut maudit et sa descendance assujetti au pouvoir de la <<la descendance de la femme >> qui l’écrasera la tête contre une morsure au talon (Gn.3, 14-15). L’homme et la femme ont été jugés à leur tour et furent chassés du jardin (Gn.3, 16-24). Mais plusieurs contours particuliers du jugement public de Dieu avaient convaincu l’homme et sa femme que Dieu les aimait toujours et, face à leurs prochaines difficultés, ils n’ont pas pu s’empêcher de repenser à l’espérance que le jugement de Dieu à Satan leur donnait. Petit à petit, cela va prendre la forme d’une promesse directe à laquelle des hommes, des peuples et des nations vont espérer avant son accomplissement en Jesus-Christ. Mais comment l’on a pu conserver cette promesse pendant plus de quatre mille ans ? Le premier moyen, c’est l’histoire.


L’histoire: raconter et raconter ce qui s’est passé de génération en génération


L’histoire sous forme de parole, racontée de génération en génération est le premier moyen de l’enseignement et de la conservation des écritures sacrées. Adam et Eve ont certainement raconté les bienfaits de Dieu à leur égard. Ils ont particulièrement raconté comment le diable a été condamné sans un seul mot, comment Dieu a pris soin de couvrir leur honte et qu’il a accompli pour eux sa promesse de leur donner des enfants, etc. Certainement, ces bonnes paroles d’Adam et Eve, transmise de Dieu à leurs enfants, ont suscité leur devoir de faire un sacrifice à Dieu (Gn.4, 3s). Dans l’ensemble de l’Ancien Testament, Dieu a demandé que le peuple commémore certains événements pour susciter la curiosité des enfants qui poseraient des questions. De cette façon, les parents leurs feraient l’histoire de leur marche avec Dieu depuis l’Égypte (Exode 13, 8, 14). C’est ce devoir que les parents ont négligé pour que la << nouvelle génération >>, de ceux qui sont entrés à Canaan, peche contre Dieu et en soient punis sévèrement (Juges2, 10-15). Pour garder le souvenir de génération en génération, des monuments ont été dressés pour les mêmes raisons, amener les gens à poser des questions pour comprendre ce qui s’était passé (Josué4, 5ss ; Exode 17, 15). L’histoire orale, sous toutes ses formes fut un moyen efficace pour garder la promesse du Sauveur. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi écriture.


L’écriture comme moyen de conservation de la promesse du Sauveur


Après l’histoire sous forme de paroles, monuments et autres pour garder le souvenir et enseigner aux nouvelles générations, il y a l’écriture qui a servi pour conserver les bienfaits de l’Eternel. A cet effet, Dieu a écrit, sur son ordre Moïse et beaucoup d’autres serviteurs de Dieu ont écrit. Les versets suivants sont des ordres directe de conserver les hauts faits de l’Eternel par les écrits (Josué 4, 5ss; Exode 17, 14; 31, 18; Apo.1, 11 etc.). La Bible est l’essentiel de ces écrits.

Moïse sous inspiration du Saint-Esprit a rappelé tout ce qui s’est passé depuis le temps d’Adam jusqu’à son temps. Ce sont-là la totalité des livres de Genèse, Exode, Nombres, Levitique et une partie de Deutéronome. Le même Esprit a guidé des gens comme Josué, disciple de Moïse; Esdras, scribe, sacrificateur et conducteur de la deuxième vague de retour des exilés juifs de Babylone à Jérusalem; certains juges comme Samuel, rois comme David, prophètes comme Esaie, apôtres de Jésus et leurs disciples comme Paul et Luc ont écrit dans des circonstances particulières <<pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu. Ainsi, l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne.>>(2Tim.16-17). Ce projet était en Dieu qui se révèle à l’homme.

Dans l’ordre Dieu le Père a enseigné toute sa volonté au Fils(Dieu le Fils ) qui, a son tour, l’a enseignée aux hommes que Dieu a choisi dans chaque génération; depuis Adam (Jn 15, 14-15). Les disciples de Jésus ont cherché des hommes fidèles et capables pour consever la transmission fidèle dudit projet jusqu’à nous. C’est ce que nous nous efforçons de comprendre et partager (2Tim.2, 2;Cf. Tite 1, 5ss). Pour ce qui concerne le Sauveur promis, des gens ont relèvement cru et en ont fait un sujet de recherche personnelle.


La foi et l’espérance sont les autres moyens qui ont aidé à garder la promesse du Sauveur


Là foi, l’espérance sont deux des trois éléments qui demeurent au–delà de l’espace et le temps. Ils sont tous des composantes du troisième, l’amour, et le plus grand d’après l’apôtre Paul. La description et la justification des ces déclarations se trouvent dans la première épître de Paul aux Corinthiens (1Cor.13). Dans une certaine mesure, la foi et l’espérance font partie intégrante de l’amour. C’est parce des gens ont aimé Dieu qu’ils ont fait confiance en ses promesses et y ont attendu fermement et activement leur accomplissement. Pour ce qui concerne le Sauveur promis, l’apôtre Pierre a dit que les prophètes d’autrefois ont fait de ce sujet l’objet de leurs recherches et investigations; ils <<cherchaient à découvrir à quelle époque et à quels événements se rapportaient les indications données par l’Esprit du Christ. Cet Esprit était en eux et annonçait à l’avance les souffrances du Messie et la gloire dont elles seraient suivies.>> (1Pi.11-12).

Les prophètes, ici, sont l’ensemble de ceux qui ont cru en la promesse du Sauveur qui naîtra de la femme. Et l’auteur du livre anonyme adressé aux Hébreux dispersés en a fait un bref aperçu dans son onzième chapitre. Nous y trouvons une liste non exhaustive des hommes de foi qui commence avec les fils d’Adam et Eve. Abel est cité en premier lieu(Heb. 11, 4). Ensuite viennent les descendants de Seth qui le remplacent (en tant que homme de foi). Aucun descendant de Caien n’est cité. Nous voyons également que ces hommes de foi, ici appelés << hommes des temps passés >> qui ont été approuvés par Dieu, sont les mêmes que Pierre appelle <<prophètes >>.

Et si la foi vient de ce que l’on écoute de la part de Dieu, au temps des premiers fils d’Adam et Eve, cela ne pouvait pas dépasser ce que nous lisons dans Genèse 1 à 3. Les points forts ne pourraient être mieux que l’histoire de la chute et l’amour de Dieu manifesté pendant et après la chute de l’homme. Et le plus fort dans cet amour, c’est le choixx de Dieu de soumettre la descendance du serpent à celle de la femme. Ceci nous laisse la possibilité de penser que l’incrédulité de Caien et ses descendants comme la foi d’Abel et sa suite étaient liées à ce seul espoir de l’homme déchu. C’est par cette confiance qu’ils <<ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu la réalisation de promesses, fermé la gueule des lions...>>(Heb.11, 33-40). Mais la prophetie de Dieu marche dans le temps et il faut l’attendre patiemment (Hab.2, 2-3). Ainsi plusieurs générations de ces hommes de foi sont passées sans voir ce qu’ils ont consacré leur vie à chercher(Heb.11, 13;1Pi.1, 12). Parce que le temps fixé n’était pas encore arrivé. Mais, <<lorsque le moment fixé par Dieu est arrivé, il a envoyé son Fils, né d’une femme et placé par sa naissance sous le régime de la Loi, pour libérer ceux qui étaient soumis à ce régime...>>(Gal.4, 4-5). Jésus est donc la descendance de la femme que Dieu a promis pour le salut de l’homme. Sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection accomplissent parfaitement tout sur la promesse du Sauveur ; tant au sujet des lieux, des hommes que le temps.


Conclusion


La promesse du Sauveur est belle et bien accomplie en Jesus-Christ, après plusieurs millénaires. Ceci a été possible grâce aux moyens efficaces mis à son service. Dans la présente étude, nous avons exploré trois.

1) Histoire (Parole): l’histoire ou la parole sous toutes ses formes, est l’ensemble des commémorations d’événements, les monuments, les révélations directes de Dieu à l’homme, etc. Par elle, la promesse du Sauveur à été conservée et transmise de génération en génération

2) l’écriture : ce qui se disait de pères aux fils, de bouche à oreille à fini par être mis par écrit. Ceci était un pas en avant pour mieux garder et partager la promesse du Sauveur. DIEU A écrit le premier. Ensuite il a ordonné à Moïse d’écrire. Enfin Dieu a appelé parmi les patriarches, les Juges, les rois, les prophètes, les apôtres et leurs disciples des gens de foi qui ont fait de cette prouesse leur sujet unique dans la recherche et investigations. Lessentiel de leurs écrits compose la Bible.

3) la foi et le temps: Pusqu’ils ont cru, plusieurs personnes ont pas seulement persévéré dans la recherche des contours de l’accomplissement de cette prouesse, mais aussi ont-ils attendu toute leur vie sans y renoncer. Mais quand le temps Dieu est arrivé, Dieu a accompli sa promesse du Sauveur. Il s’agit de Jesus-Christ, né de la vierge Marie, appelé Nazarien, descendant du roi David dont il héritera le trône pour toujours.

NOËL BIBLIQUE


Noël en tant que fête biblique a un objet propre, une base biblique solide, une histoire et de multiples applications.


Introduction


Nous avons le désir de fêter Noël comme toute sainte convocation dans la Bible, pour la gloire de Dieu et la joie des hommes. Aussi avons nous trouvé la nécessité de nous interroger sur Noël et comment nous réjouir à son occasion comme chrétiens. Nous avons voulu nous rassurer (1) une définition biblique de Noël, (2) une explication biblique et historique de comment la promesse d’un Sauveur qui serait accomplie en Jesus-Christ a été conservé pendant plus de quatre mille ans, (3) la condition de l’homme avant accomplissent de la promesse, (4) comment le sauveur a été accueilli à son arrivé et quel message biblique nous pouvons y tirer. Notre premier enseignement à porter sur la bonne définition de Noël, en tant que fête biblique


Noël : promesse du Sauveur et son accomplissement en Jesus-Christ


Il y a plusieurs compréhensions de Noël et plusieurs définitions valables, mais la meilleure définition que nous retenons c’est celle qui veut que Noel soit la fête de la promesse d’un sauveur et son accomplissement en Jesus-Christ. Sous ce titre, plusieurs éléments de cette définition et ses contours ont fait l’objet de réflexions pour que l’on sache ce que c’est que la promesse, un sauveur, quelle promesse et quel sauveur la naissance de Jésus accomplit-elle, qui a fait cette promesse et pourquoi. Nous avons également cherché à savoir si la promesse d’un Sauveur était-elle nécessaire, et en quoi est-elle si particulière pour intéresser l’humanité entière. Notre discussion a commencé avec la définition de la promesse du Sauveur et son origine.

Promesse du Sauveur et son origine

La promesse peut être une parole ou un écrit par lesquels l’on annonce, prédit ou s’engage à quelque chose. Par elle l’on fait espérer ou donne des espérances. Ce qui est dit et ce que l’on espère obtenir sont tous deux des promesses. Mais avant qu’une promesse ne devienne réalité, c’est que celui qui l’a faite et celui qui en espère soient tous sérieux. Les promesses des hommes sont souvent des sujets à caution. Ils ne tiennent pas toujours parole et même s’ils le voulaient, ils n’en sont pas toujours capables (Gn.6, 3; Marc 14, 38). Dans les différentes alliances de l’homme avec Dieu, l’homme n’a pas toujours pu garder sa part du contract (Deut.8, 13; 9, 5). La faiblesse humaine rend ses promesses très incertaines. Ne dit-on pas que l’homme propose et Dieu dispose? Aussi Jacques nous conseille-t-il de savoir planifier nos projets. Que l’on subordonne ses désirs à la volonté de Dieu ; qu’il dise :<< Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela!>>(Jacques 4, 15). Quand au prophète Jérémie, il a été plus directe en disant : << Maudit soit l’homme qui compte sur des hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur de l’Eternel.>>(Jérémie 17,5) Évidemment, il y a plus d’un homme fidèle sous le ciel, mais ce serait une erreur fatale que d’opposer celle-ci à la bonté inconditionnelle de Dieu. Les promesses et les attentes de l’homme pour être sûr doivent prendre la forme de prières à Dieu. Sachant que tout ce qu’un homme est et peut faire de bien lui viennent de Dieu. Comme il est écrit, << tout cadeau de valeur, tout don parfait, nous vient d’en haut, du Père qui est toute lumière et en qui il n’y a ni changement, ni ombre due à des variations.>>; << Car qui te confère une distinction? Qu’as-tu qui ne t’ait été donné? Et puisqu’on t’a tout donné, pourquoi t’en vanter comme si tu ne l’avais pas reçu>>(Jacques 1, 17; 1Co.4, 7) Dieu non seulement est fidèle, mais aussi est-il capable de tout ce qu’il veut. Comme il est écrit, <<… rien n’est impossible à Dieu >> (Luc1, 37). La promesse du Sauveur n’était donc pas le choix ni des attentes de l’homme. Tout vient de Dieu qui a décidé de donner une seconde chance à l’homme déchu, qui devrait retourner à la poussière d’où il fut tirer (Gn.3, 19). Le contexte et l’origine de la promesse d’un Sauveur se trouve dans les pages de Genèse, le chapitre trois (Gn.3) Mais Qu’est ce qu’un saveur ; l’homme en avait-il vraiment besoin?

Compréhension et besoin d’un sauveur pour l’humanité

Après avoir compris le sens de promesse et l’origine particulière de la promesse d’un Sauveur en Dieu, nous cherchons, à présent, à savoir ce que c’est qu’un sauveur et pourquoi l’homme en a nécessairement besoin. Le sauveur étant un libérateur, il est nécessaire quand l’homme est en difficultés. Mais les problèmes de l’homme sont multiples. Il vont d’un simple besoin, une faiblesse naturelle jusqu’au danger de mort. Pour quel problème ou difficulté l’homme avait-il besoin du Sauveur? Les problèmes de l’homme, qu’ils soient simples ou trop compliqués, viennent d’une même source : le péché d’Adamet Eve (Gn.3, 1-7). Qu’est ce que le péché et qu’elle solution particulière le sauveur promis en avait?
Le péché à été souvent défini comme un acte manqué. Ainsi quand l’on fait autre chose que le bien qu’il en visageait ou que l’on s’y attendait de lui, il pèche contre sa propre nature et contre celui qui l’a ainsi créé. Cet état de chose peut être conscient, délibéré ou par erreur de calculs. Le péché dans le contexte présent ne peut pas être une erreur. Il y avait un contract libre entre l’homme et Dieu ainsi stipulée : <<Et l’Eternel Dieu ordonna à l’homme: —Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.>>(Gn.3, 16-17). Dans ces versets l’homme était libre de manger le fruit de tous les arbres du jardin; le fruit de l’arbre qui donne la vie éternelle y compris. Le seul qu’il ne devait manger ni même y toucher, c’est celui qui lui donnerait la mort. Apparemment l’homme a accepté ce contrat, et pendant longtemps il a vecu en paix avec Dieu. L’homme ne manquait de rien jusqu’à ce que Luicifer, lange déchu ne vienne le séduire et le monter contre les bonnes intentions de Dieu. Après avoir écouté le sepent, Satan (les noms de malédiction de Luicifer), l’homme a rompu le pacte avec Dieu. Il a mangé le fruit défendu tout simplement parce qu’on lui a donné un faux espoir (Gn.3, 4-5) et il a choisi de braver les ordres de Dieu et leur conséquence, la mort (Gn. 2, 16, 17). Pourquoi c’est le seul fruit qui lui était interdit pour son bien que l’homme a choisit de manger? Cette attitude de l’homme est une rebellion voire une trahison et doit être vue comme une désobéissance volontaire à l’ordre de Dieu pour sa vie. L’homme ne l’a pas fait comme un besoin réel à surmonter. Il l’a fait dans un contexte de commérages et de dénigrement aux bonnes intentions de Dieu. Le pire c’est que l’on n’a pas attendue une deuxième occasion. Il a cédé aux mêmes convoitises que celles qui étaient en Luicifer quand il décida, tout seul, de se rebeller contre son créateur. Des métaphores de cette chute de Luicifer se trouve dans la Bible (Ezechiel 28, 12-19; Esaie 14, 12ss; etc). Luicifer maudit et chassé dans le ciel, fut très irrité contre l’homme qui jouissait de toutes les grâces du Seigneur sur la terre. Son expulsion du ciel fut décrite comme ci: <<Réjouis-toi donc, ô ciel, et vous qui habitez au ciel, réjouissez-vous! Mais malheur à la terre et malheur à la mer: le diable est descendu vers vous rempli de rage car il sait qu’il lui reste très peu de temps.>> (Apo. 12, 12) Malheureusement l’homme a cédé à ses charmes et tomba dans la désobéissance; c’est cela même le premier péché. Ce péché a ouvert non seulement le chemin de la mort contre l’homme (Gn. 2, 17), mais aussi y a mis à ses trousses un ennemi terrible et sans merci, Satan pour l’accuser jour et nuit (Cf. Apo. 12, 10).

Histoire de la chute: fondement de la promesse d’un Sauveur

L’histoire de cette désobéissance et le jugement de Dieu se trouvent dans Gn.3.Littéralement, le jugement de Dieu a été favorable à homme et dur contre le serpent, satan(Gn.3, 8-15). Toutefois, la terre est maudites à cause de l’homme et homme dermvra souffrir pour jouir des promesses de Dieu pour lui (Gn. 3, 16-19). Face à tous ces problèmes, Dieu a prouvé que son amour pour l’homme n’a pas changé. Il a couvert la nudité de l’homme (Gn.3, 21), éloigna l’homme du jardin pour quil ne pèche pas davantage, a béni l’homme en lui donnant des enfants comme promis (Gn.4, 1-2, 25-26. Cf. 1, 28) Adam et Eve, témoins de ces bienfaits de Dieu pouvaient comprendre que Dieu leur donnait une seconde chance. Surtout quand ils se souviennent que lorsque Dieu jugeait St La << descendance de la femme >> (Gn.3, 15) qui écraserait la tête du serpent va prendre de l’importance et devenir une espérance. Surtout, face aux multiples difficultés qui font suivre l’assassinat d’Abel (Gn.6, 1-6), l’homme va s’en rappeler et en mettre son espoir. Mais comment cette promesse a été gardée jusqu’à son accomplissement en Jésus ? C’est l’objet de notre deuxième étude sur la fête de Noël biblique.


Conclusion


Fêter Noël comme une fête de la promesse d’un Sauveur et son accomplissement en Jesus-Christ est non seulement biblique mais aussi logique. Cette compréhension expliqueet fonde d’autres définitions. Notamment, l’idée de de fête de la naissance en générale et celle de Jésus en particulier, les mobilisations et rejuissances mondiales se comprennent par rapporte à la façon dont Jésus est venu sur la terre, et comment sa vie, son ministère et sa mort sur la croix intéressent toute l’humanité: certains pour l’espoir qu’il en donne et par souci de perdre leur position. Jésus est donc la descendance de la femme que Dieu a déclaré qu’elle écrasait la tête du serpent (Gn.3, 15).

Le pasteur dans le miroir de Dieu et des hommes : soucis et prières


Introduction


Il y a plusieurs mots pour la seule fonction de pasteur (1 Timothée 3:1 « Evêque » ; 1
Timothée 5:17 « ancien » et 1Pi.5, 4« pasteur » et s’applique à la fois à Dieu qu’aux
hommes (Ezékiel 34:12, 23 -24)
Le pasteur, â quoi ressemble-t-il pour vous ?
Est-ce que c’est ce que vous voyez chez les pasteurs d’aujourd’hui ?
Qu’est-ce qui est particulièrement décevant chez les pasteurs d’aujourd’hui ?
Que pensez-vous que l’on puisse faire pour remédier à cet état de chose :

>> Par le pasteur lui-même ?
>> Sa famille ?
>> Sa communauté chrétienne locale ?

Nous avons essayé de trouver la réponse à ces questions en interrogeant quelques soeurs de l’Eglise baptiste à Nyamassila. En voici leurs réponses.

I. A quoi ressemble le pasteur pour vous ?

A. Les réponses des sœurs en Christ à la question 1


NB que les réponses ci-dessous ont été regroupées en plusieurs points et parfois complétées par de petites explications, entre les parenthèses.


Le pasteur,
1. ne boit pas de vin ; patient ; doux ; aimable ; tolérant ; a un cœur
compatissant ;
2. a la maîtrise de soi et sait maitriser ses émotions ;
3. entretien bien sa femme et ses enfants
4. est appelé par Dieu pour le remplacer sur la terre ; c’est « Dieu » sur la terre ;
5. fait tout pour rester dans la pensée de Dieu
6. connaît bien la Bible et l’approfondit chaque jour ;
7. connaît les membres de sa communauté locale et leurs besoins (généraux et
spécifiques)
8. paît les brebis (nourrit par la parole les chrétiens de sa communauté) ; aide les
gens à recevoir Jésus ;
9. veille sur chaque chrétien ; les aide à être sur le droit chemin ; à comprendre
la gravité de leurs mauvais actes et à les corriger ;
10.intercède devant Dieu pour l’église et le milieu tout entiers ; cherche la face
de Dieu pour être dans sa volonté (dans son foyer et ailleurs, dans la
société) ;.
11. enseigne aux autres à êtres capables d’enseigner à leur tour (la Parole de
Dieu)

B. Votre observation sur ces réponses

Que pensons-nous de cette image du pasteur vue par ces sœurs :
>> est-elle exactement ce que vous pensez qu’un pasteur doit être bibliquement ?
>> avez-vous des choses à y ajouter retrancher ?
Résumons cette description en quelques mots :
>> autour de la vie spirituelle du pasteur lui-même
>> autour de la relation du pasteur avec Dieu
>> autour de la relation du pasteur avec son foyer
>> autour de la relation du pasteur avec sa société

C. Description résumée de nos sœurs

Pour nos sœurs, le pasteur est décrit comme : un appelé de Dieu ; un attaché de
Dieu ; celui à qui Dieu communique son cœur ; ami de Dieu ; un serviteur de Dieu ;
un ministre de la Parole de Dieu/Dieu ; un porte-parole de Dieu ; un ambassadeur de
Dieu sur la terre ; un homme qui vit la vie de Dieu ; un bon père de famille, honnête
citoyen et un chrétien modèle (lettre ou image parfaite de Dieu).

D. Notre déduction de l’image du pasteur tel que vue dans la Bible par quelques sœurs en Christ

De tout ce qui précède, le pasteur est une personne irréprochable : « Dieu sur la
terre » ou celui qui « remplace Dieu sur la terre ».

Tout ce qui est dit de lui dans cette interview doit être pris à son degré le plus élevé : plus que ce qu’on rencontre dans le monde hypocrite, ces qualités doivent être proches ou égales à celles que nous voyons chez Jésus (amour, bonté, patience, douceur, maîtrise de soit, etc).
Si le pasteur est réellement cette personne irréprochable (modèle) devant Dieu, dans
le foyer, dans l’église et dans la société, est-ce que c’est ce que vous voyez chez
les pasteurs d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qui est particulièrement décevant chez
les pasteurs d’aujourd’hui ?

II. Réponses de nos sœurs aux questions 2 et 3 (cf. Introduction)

A. « Oui ! » pour certains

Nul n’est parfait mais il y a des pasteurs qui se battent et qui vivent selon le pasteur
décrit dans la Bible. Ils tombent, mais se relèvent. Ils cherchent activement la
sanctification et tâchent de vivre une vie modèle. Mais, selon nos sœurs, ces pasteurs
sont très peu quand on compare leur nombre d’avec ceux qui sont loin de l’image du
pasteur décrit ici.

B. « Non ! » pour la plupart des pasteurs d’aujourd’hui

Nul n’est parfait, mais beaucoup en exagères ! Nos sœurs ont cité plusieurs cas :
pasteurs par la formation ; pasteurs non attachés à Dieu ; pasteurs qui n’ont pas de
temps pour Dieu ; pasteurs qui aiment (trop) les choses de ce monde; pasteurs qui
se querellent ; pasteurs malhonnêtes, insensibles ; pasteurs qui menacent et
maudissent tous ceux qui ne sont pas de leur avis ; corrompus et incapables de dire
la vérité à ceux qui leur font des cadeaux ; (marchent sur les hommes simples et )
font des courbettes devant les « riches » ; pasteurs qui veulent à tous pris avoir de
grandes églises et être riches, jusqu’à rentrer dans l’occultisme ; pasteurs qui
négligent leurs familles ; pasteurs qui prêchent pour leur ventre et qui ne veillent pas sur leur témoignage dans la société ; pasteurs qui sont devenus trop fiers d’eux-mêmes qu’ils ont pris la place de Dieu (exigent trop de respect et demandent que l’on prie Dieu en leur nom), etc

Nos sœurs observent que ces pasteurs n’étaient pas tous mauvais au départ. La
plupart sont ceux qui ne persévèrent pas ; interprètent mal la grâce et la position que
Dieu donne ; ils chutent dans le péché.

C. Votre observation sur ce qui est dit des pasteurs d’aujourd’hui

Que pensez-vous de ces réponses et observations de nos sœurs ?

Si vous êtes pasteur, membre de la famille ou de l’église du pasteur, que feriez-vous
pour :
>> Eviter que vous-même ou votre pasteur ne chute et ne se retrouve dans le lot
des mauvais pasteurs (décrits dans cette deuxième partie) ?
>> Corriger votre position, dans la mesure où vous-même ou votre pasteur êtes déjà tombés

III.Que pensez-vous que l’on puisse faire pour remédier à cet état de chose ?


A cette question, nos sœurs pensent que le pasteur lui-même, sa famille et sa

communauté chrétienne locale ont chacun un rôle à jouer


A. Le pasteur lui-même

Selon nos sœurs, le pasteur lui-même doit prendre conscience de son état ; chercher ce qui ne va pas (prier, lire la Bible, interroger les frères en Christ, etc) ; revenir à la Bible ; demander pardon à Dieu et à ceux qu’il a offensé ; se repentir ; se disciplner ; s’attacher à Dieu et reconsidérer ce qu’il aurait dû croire et faire (pour Dieu, sa famille, la communauté et pour lui-même) :

>> accepter qu’il est un homme après tout ;

>> prendre garde à lui-même,

>> se contenter de ce que Dieu lui donne ;

>> aimer Dieu et sa vocation ;

etc.

B. L’église du pasteur

L’église doit s’interroger sur l’état de son pasteur ; prier à Dieu pour demander ce qui
ne va pas ; être prête à pardonner ou demander pardon si c’est elle qui est plutôt en
faute; faire de son mieux pour le bien-être du pasteur ; dans l’amour et l’humilité. L’église doit être franche envers le pasteur ; elle ne doit pas avoir peur de lui ; soutenir le pasteur dans sa marche de retour à la volonté de Dieu, etc.

C. La famille du pasteur

La famille du pasteur peut être sa femme ou sa femme et leurs enfants. Celle-ci doit
agir à son égard comme l’église le ferait. Bien plus, elle doit considérer ses propres
tors qui ont induit le pasteur en erreur. Faciliter le pardon, la réconciliation et se dire
la vérité dans l’amour, etc.
Le pasteur doit aussi considérer ses devoirs et responsabilités envers sa famille
(femme et enfants).
Le pasteur et sa famille doivent tous revenir et considérer leurs responsabilités
envers Dieu.


Conclusion

Dans le miroir de Dieu et des hommes, il y a un grand soucis quand les observations convergent pour dire que le pasteur, homme appelé par Dieu pour être irréprochable, un modèle dans la foi et la vie selon Dieu est devenu rare dans la société. La question est de savoir ce que demain sera quand le nombre des pasteurs bibliques se réduit en faveur de ceux qui ont tendance à oublier qu’ils sont avant tout des hommes et donc, faibles? Mais loin de s’avouer vaincus, c’est le temps, non seulement de prier Dieu , mais aussi et surtout prendre conscience de notre responsabilité dans cette crise et y faire face. Nous pouvons réellement changer ou aider, dans l’amour et l’humilité, les pasteurs de nos communauté à changer pour le bien de nous tous.

Le pasteur dans le miroir de Dieu et des hommes: soucis et prières


Introduction


Il y a plusieurs mots pour la seule fonction de pasteur (1 Timothée 3:1 « Evêque » ; 1
Timothée 5:17 « ancien » et 1Pi.5, 4« pasteur » et s’applique à la fois à Dieu qu’aux
hommes (Ezékiel 34:12, 23 -24)
Le pasteur, â quoi ressemble-t-il pour vous ?
Est-ce que c’est ce que vous voyez chez les pasteurs d’aujourd’hui ?
Qu’est-ce qui est particulièrement décevant chez les pasteurs d’aujourd’hui ?
Que pensez-vous que l’on puisse faire pour remédier à cet état de chose :

>> Par le pasteur lui-même ?
>> Sa famille ?
>> Sa communauté chrétienne locale ?

Nous avons essayé de trouver la réponse à ces questions en interrogeant quelques soeurs de l’Eglise baptiste à Nyamassila. En voici leurs réponses.


I. A quoi ressemble le pasteur pour vous ?


A. Les réponses des sœurs en Christ à la question 1

NB que les réponses ci-dessous ont été regroupées en plusieurs points et parfois complétées par de petites explications, entre les parenthèses.

Le pasteur,
1. ne boit pas de vin ; patient ; doux ; aimable ; tolérant ; a un cœur
compatissant ;
2. a la maîtrise de soi et sait maitriser ses émotions ;
3. entretien bien sa femme et ses enfants
4. est appelé par Dieu pour le remplacer sur la terre ; c’est « Dieu » sur la terre ;
5. fait tout pour rester dans la pensée de Dieu
6. connaît bien la Bible et l’approfondit chaque jour ;
7. connaît les membres de sa communauté locale et leurs besoins (généraux et
spécifiques)
8. paît les brebis (nourrit par la parole les chrétiens de sa communauté) ; aide les
gens à recevoir Jésus ;
9. veille sur chaque chrétien ; les aide à être sur le droit chemin ; à comprendre
la gravité de leurs mauvais actes et à les corriger ;
10.intercède devant Dieu pour l’église et le milieu tout entiers ; cherche la face
de Dieu pour être dans sa volonté (dans son foyer et ailleurs, dans la
société) ;.
11. enseigne aux autres à êtres capables d’enseigner à leur tour (la Parole de
Dieu)

B. votre observation sur ces réponses
Que pensons-nous de cette image du pasteur pour ces sœurs, tel que Dieu l’aurait
décrit dans la Bible :
>> elle est exactement ce que vous pensez qu’un pasteur doit être bibliquement ?
>> avez des choses à y ajouter où à y retrancher ?
>> résumons cette description en quelques mots :
>> autour de la vie spirituelle du pasteur lui-même
>> autour de la relation du pasteur avec Dieu
>> autour de la relation du pasteur avec son foyer
>> autour de la relation du pasteur avec sa société

C. description résumée de nos sœurs
Pour nos sœurs, le pasteur est décrit comme : un appelé de Dieu ; un attaché de
Dieu ; celui à qui Dieu communique son cœur ; ami de Dieu ; un serviteur de Dieu ;
un ministre de la Parole de Dieu/Dieu ; un porte-parole de Dieu ; un ambassadeur de
Dieu sur la terre ; un homme qui vit la vie de Dieu ; un bon père de famille, honnête
citoyen et un chrétien modèle.

D. Notre déduction de l’image du pasteur tel que vue dans la Bible par
quelques sœurs en Christ
De tout ce qui précède, le pasteur est une personne irréprochable : « Dieu sur la
terre » ou celui qui « remplace Dieu sur la terre ».

Tout ce qui est dit de lui dans cette interview doit être pris à son degré le plus élevé : plus que ce qu’on rencontre dans le monde hypocrite, ces qualités doivent être proches ou égales à celles que nous
voyons chez Jésus (amour, bonté, patience, douceur, maîtrise de soit, etc).
Si le pasteur est réellement cette personne irréprochable (modèle) devant Dieu, dans
le foyer, dans l’église et dans la société, est-ce que c’est ce que vous voyez chez
les pasteurs d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qui est particulièrement décevant chez
les pasteurs d’aujourd’hui ?

II. Réponses de nos sœurs aux questions 2 et 3 (cf. Introduction)

A. « Oui ! » pour certains
Nul n’est parfait mais il y a des pasteurs qui se battent et qui vivent selon le pasteur
décrit dans la Bible. Ils tombent, mais se relèvent. Ils cherchent activement la
sanctification et tâche de vivre une vie modèle. Mais, selon nos sœurs, ces pasteurs
sont très peu quand on compare leur nombre d’avec ceux qui sont loin de l’image du
pasteur décrit ici.

B. « Non ! » pour la plupart des pasteurs d’aujourd’hui
Nul n’est parfait, mais beaucoup en exagères ! Nos sœurs ont cité plusieurs cas :
pasteurs par la formation ; pasteurs non attachés à Dieu ; pasteur qui n’ont pas de
temps pour Dieu ; pasteurs qui aiment (trop) les choses de ce monde; pasteurs qui
se querellent ; pasteurs malhonnêtes, insensibles ; pasteurs qui menacent et
maudissent tous ceux qui ne sont pas de leur avis ; corrompus et incapables de dire
la vérité à ceux qui leur font des cadeaux ; (marchent sur les hommes simples et )
font des courbettes devant les « riches » ; pasteurs qui veulent à tous pris avoir de
grandes églises et être riches, jusqu’à rentrer dans l’occultisme ; pasteurs qui
négligent leurs familles ; pasteurs qui prêchent pour leur ventre et qui ne veillent pas
sur leur témoignage dans la société ; pasteurs qui sont devenus trop fiers d’eux￾mêmes qu’ils ont pris la place de Dieu (exigent trop de respect et demandent que l’on prie Dieu en leur nom), etc

Nos sœurs observent que ces pasteurs n’étaient tous mauvais au départ. La
plupart sont ceux qui ne persévèrent pas ; interprètent mal la grâce et la position que
Dieu donne ; ils chutent dans le péché <<l’orgueil>> ; ils se croient trop saints et tout
permis. Ainsi, ils deviennent ennemis de Dieu sans le savoir.

C. Votre observation sur ce qui est dit des pasteurs d’aujourd’hui
Que pensez-vous de ces réponses et observations de nos sœurs ?

Si vous êtes pasteur, membre de la famille ou de l’église du pasteur, que feriez-vous
pour :
>> Eviter que vous-même ou votre pasteur ne chute et ne se retrouve dans le lot
des mauvais pasteurs (décrits dans cette deuxième partie) ?
>> Corriger votre position, vous-même ou votre pasteur est déjà tomb

III.Que pensez-vous que l’on puisse faire pour remédier à cet état
de chose ?


A cette question, nos sœurs pensent que le pasteur lui-même, sa famille et sa
communauté chrétienne locale ont chacun un rôle à jouer


A. Le pasteur lui-même
Selon nos sœurs, le pasteur lui-même doit prendre conscience de son état ; chercher
ce qui ne va pas (prier, lire la Bible, interroger les frères en Christ, etc) ; revenir à la
Bible ; ; demander pardon à Dieu et à ceux qu’il a offensé ; se repentir ; se
discipliner ; s’attacher à Dieu et reconsidérer ce qu’il aurait dû croire et faire (pour
Dieu, sa famille, la communauté et pour lui-même) : accepter qu’il est un homme
après tout ; prendre garde à lui-même, se contenter de ce que Dieu lui donne ; aimer
Dieu et sa vocation ; etc

B. L’Eglise du pasteur
L’église doit s’interroger sur l’état de son pasteur ; prier à Dieu pour demander ce qui
ne va pas ; être prête à pardonner ou demander pardon si c’est elle qui est plutôt en
faute; faire de son mieux pour le bien-être du pasteur ; dans l’amour et l’humilité, être
franche envers le pasteur ; ne pas avoir peur de lui ; soutenir le pasteur dans sa
marche de retour à la volonté de Dieu, etc

C. La famille du pasteur
La famille du pasteur peut être sa femme ou sa femme et leurs enfants. Celle-ci doit
agir à son égard comme l’église le ferait. Bien plus, elle doit considérer ses propres
tors qui ont induit le pasteur en erreur. Faciliter le pardon, la réconciliation et se dire
la vérité dans l’amour, etc.
Le pasteur doit aussi considérer ses devoirs et responsabilités envers sa famille
(femme et enfants).
Le pasteur et sa famille doivent tous revenir et considérer leurs responsabilités
envers Dieu.


Conclusion

Dans le miroir de Dieu et des hommes, il y a un grand soucis quand les observations convergent pour dire que le pasteur, homme appelé par Dieu pour être irréprochable, un modèle dans la foi et la vie selon Dieu est devenu rare dans la société. La question est de savoir ce que demain sera quand le nombre des pasteurs bibliques se réduit en faveur de ceux qui ont tendance à oublier qu’ils sont avant tout des hommes et donc, faibles? Mais loin de s’avouer vaincus, c’est le temps, non seulement de prier Dieu , mais aussi et surtout prendre conscience de notre responsabilité dans cette crise et y faire face. Nous pouvons réellement changer ou aider, dans l’amour et l’humilité, les pasteurs de nos communauté à changer pour le bien de nous tous.

 

HISTOIRE DE L’ÉGLISE PREMIÈRE PARTIE (SUITE 11)


LA PREREFORME PROTESTANTE


La pré-réforme est lensemble des mouvements collectifs et individuels qui ont précédé et balisé le terrain à la réforme protestante du 16e siècle. E. Jordan et J. Kreitmann (1991), reprenant E.H. Broardbent, situent les débuts de la pré-réforme au 4e siècle (AEHC, p, 69ss) et distinguent les protestations collectives et les protestations individuelles. Chronologiquement, les prémices de la réforme, sétendent entre le 4e (Edit de Milan) et le 13e siècle (Exemple de Pierre Valdo) dun côté, et les protestations ou mouvements réformateurs étaient plus collectives. Mais du 14e siècle, elles furent de plus en plus individuelles (Exemple de Jean Wycliffe) de lautre côté. Le schéma suivant nous donne une idée :

Les protestations collectives

Pauliciens. Nom que léglise catholique romaine a donné à « La sainte église universelle et apostolique de notre Seigneur JC » (4e s en Asie)

Bogoumiles ou Amis de Dieu, encore appelés les Bulgares (au midi de la France) sont des ramifications des Pauliciens dispersés à Constantinople, à Thrace, Bulgarie et autres par les persécutions et invasions musulmanes (7e s et ss)

Les Cathares (au midi de la France, XIIe s) sont le prolongement de ces communautés indépendantes en Europe.

Les vaudois, disciples de Pierre Valdo (1140-1217), dispersés dans toute lEurope au XIIe s par les persécutions

Les protestations individuelles

  • Jean Wicliffe (1324-1384)
  • Jean Hus (1369-1415)
  • Savonarole (1452-1498)

Avec ces derniers, nous sommes à un pas de la réforme protestante : le retour aux Saintes Ecritures et à la vie chrétienne triomphante. Les efforts de chaque jour ont fini par produire le fruit escompté. Quelles leçons pouvons-nous tirer de ce sujet, tout comme des 15 premiers siècles de lhistoire de lEglise ? Si nous choisissons de travailler, nous aurons choisi la bonne part. Nous ne finirons pas dans la désolation. Nous serons comme ces héros de la foi qui ont salué de loin la venue du Christ, mais dont la foi a produit de grands fruits : ils ont conquis des royaumes, obtenu des promesses et remporté des victoires sur leurs ennemis (Héb.11, 32-34). Nous pourrions être aussi comme des Siméon qui ont attendu jusquau bout. Il a vu de ses yeux laccomplissement de la promesse du sauveur et sa joie en était au comble (Luc2, 29-31). Enfin, nous pourrions être « la génération actuelle », « celle qui est parvenue à la fin des temps », celle pour laquelle Dieu a fait passer tout ce monde (1Pi.1, 4 ; cf. 1Cor.10, 11).